• [^] # Re: mauvaise relation de cause a effet

    Posté par . En réponse au journal techos bradés. Évalué à 0.

    Pauvre type. Je le dis sincèrement. C'est impressionnant d'être à côté de la plaque à ce point.

    Et c'est toujours bien de prendre son interlocuteur pour un imbécile qui ne comprend pas ce à quoi il répond, ça fait une bonne base de discussion. Un point bonus auquel tu es habitué.

    Dans le cas qui est le mien, il se trouve que justement mon dernier emploi consistait notamment à reprendre du code pissé par des tocards d'autres SSII qui n'avaient visiblement rien compris à ce qu'ils écrivaient. L'autre partie du taf, c'était de sauver avant la date limite les projets massacrés par certains collègues qui étaient soit incompétents, soit n'en avaient rien à foutre. Et je pourrais même parfois presque comprendre ces derniers, vus le peu d'intérêt des projets, de la façon de les mener, le fait qu'ils finissent souvent à la poubelle, les conditions de travail et la considération qui leur est portée ; si leur charge de travail ne retombait sur les quelques uns qui ont une conscience professionnelle.

    Il faudrait quand même piger que le fait d'être recruté ou pas n'a rien rien à voir avec le fait d'être nul ou pas. Déjà puisque par définition le recruteur ne t'as pas quasiment jamais encore testé quand il choisit de te recruter ou pas. Ensuite parce que pour les SSII (au moins les pires), le recruteur se tamponne complètement de tes compétences ; ce qui l'intéresse étant d'avoir quelqu'un à facturer, la seule chose qui lui importe est ton coût de revient. Et on peut arriver au point où la compétence est dangereuse ou louche. D'ailleurs tout est fait pour la restreindre : on valorise ainsi l'abandon du savoir-faire, la destruction des connaissances acquises au sujet d'un projet, de la connaissance des rouages et du fonctionnement de l'entreprise (la si souvent prônée en parole mais pas dans les faits « culture d'entreprise »), en dictant que la progression salariale ne s'obtient plus que par un changement d'emploi et non plus par des augmentations salariales récompensant augmentation de productivité, de compétence et de connaissances.

    Il faudrait aussi arriver à se rentrer dans la tête qu'il y a une tripotée d'« informatiques » diverses et variées n'entretenant qu'un lointain rapport entre elles ; qu'il y a une chiée de domaines de compétences possibles ; qu'il y a une grande diversité de parcours professionnels ; qu'il y a une variété de parcours individuels ;et qu'il y a comme tu l'as dit des lieux différents.
    Et dans pas mal de cas auxquels je pense, on a affaire à des gens assez nettement plus compétents que la moyenne (pas un bon point), qui ont un âge plus avancé (très mauvais point) que les jeunes hipsters que l'on imagine, même si certains n'ont même pas atteint le milieu de leur carrière (mais ah non, on ne prend pas de sénior, quelle horreur), et un parcours professionnel et individuel infiniment plus riche (très très mauvais point) que celui de l'ingénieur ou de l'informaticien moyen qui, il faut le dire, présente un degré de cavité sacrément élevé. Ah, j'oubliais, peut-être peut-on dégager un autre point commun : une tendance à avoir la gerbe en face de mecs qui se pensent supérieurs et se permettent d'être insultants juste parce qu'ils jugent d'une haute importance leur taf sur des applis mobiles jetables, des sites webs à la con ou autre activité super-utile à l'humanité, alors qu'ils n'ont par ailleurs qu'une connaissance et même une vision restreinte des gens et des milieux dans lesquels ils peuvent évoluer. En fait, probablement vaut-il parfois mieux rester chômeur que de risquer entendre pontifier de telles saloperies tous les jours à la machine à café.

    Sur ce, je ne consulte plus ce fil. C'est ce que j'avais fait en un premier temps parce que je savais bien qu'il y en aurait un pour venir étaler sa bêtise puante mais je me suis fait avoir par un lien. Erreur grave, je n'ai pas été déçu.