• [^] # Re: On chiffre comment, sinon ?

    Posté par . En réponse au journal Le chiffrement en France. Évalué à 2.

    En gros, le fichage, la surveillance devrait être une conséquence possible d'une condamnation précédente (une peu comme la perte des droits civiques).

    Je ne vois pas pourquoi. Des écoutes téléphoniques peuvent être demandées par un juge dans le cadre d'une enquête où tu es suspecté d'un délit, sans pour autant avoir été déja condamné.

    Par ailleurs, il faut bien distinguer les rôles de la justice, dont le but est d'enquêter sur les crimes et les délits après qu'ils soient commis, et la partie du travail de la police qui permet d'empêcher les délits avant qu'ils soient commis. Si par exemple tu as peur de te faire buter, tu peux aller voir la police pour qu'elle assure (comme elle peut) ta protection, qu'elle interroge des témoins et des suspects, et ce, avant que le crime ne soit commis. Il y a des cas extrêmes où cette anticipation du crime est indispensable : pour les attentats terroristes, par exemple. Ça n'aurait aucun sens de consacrer tous les efforts à enquêter autour d'attentats suicides, dont par définition l'auteur principal ne peut faire l'objet de poursuites.