• [^] # Re: Compilateur sans bugs

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche OpenBSD 5.7 « Blues Brothers ». Évalué à 6.

    Maintenant aurait-on intérêt à essayer d'obtenir des organismes de recherche des décisions fermes sur les licences des logiciels produites par leurs employé-e-s ? Bien sûr je serais content d'une directive imposant aux chercheu-r-se-s de produire du logiciel libre (mon opinion est que tout le logiciel produit par la recherche publique devrait être libre),

    Qu'est ce que la recherche publique ?

    Actuellement, dans les laboratoires universitaires, environ 20% du budget (hors salaire des fonctionnaires et des bourses ministères) sont des crédits récurrents. Ces 20% ne permettent même plus d'assurer une fonctionnement minimale (financement des locaux... Yep, on paye un loyer !). Donc 80% sont sur contrat donc c'est de l'argent que le chercheur se démène pour l'avoir (appel à projet, rapports intermédiaires, finaux, réunionite...). Une partie provient d'institution publique (Europe, ANR...) et une partie de boite privée (qui doivent en recevoir plus de l'état en parallèle), assez souvent il y a un mixte de plein de financement car on n'arrive pas toujours à tout financer sur un seul contrat...

    Je suis pour la diffusion universelle MAIS il faut reconnaître que la concurrence est là. Les autres pays sont loin de mettre sur la table leur recherche publique et ne se gêne pas pour venir piocher chez nous (par exemple, il y a quelques années, on faisait venir des experts étrangers lors des comités d'évaluation AERES qui repartaient chez eux avec une feuille de route toute faite financé par le contribuable). Il y a des domaines, comme en SPI, ou la recherche publique est au service des français mais en ne mettant pas tout sur la table. Le contribuable s'y retrouve normalement via la bonne santé des entreprises !

    Faut-il publier le code source du logiciel permettant de simuler la combustion des futures fusée Ariane VI ?

    Il y a des principes et une réalité. Je n'ai pas d'avis complètement tranché. Je serais par contre plutôt partisan pour définir une charte pour les entreprises bénéficiant de la recherche publique (arrêter les paradis (et les bidouilles) fiscaux, salaire max dans l'entreprise à 20 fois le SMIC...). Déjà, rien que cela, ça pourrait être intéressant de voir ce que cela donne.

    Des domaines très ouverts comme la mécanique quantique ne diffusent pas tout sur le coup. Par exemple, le CERN garde les données de manip quelques années avant diffusion le temps pour les chercheurs de trouver et publier. L'idéal publique est obligé de se contorsionner aux notions de concurrences et d'état nation dans nombre de cas...