• [^] # Re: Clarté et complexité

    Posté par . En réponse au journal Un client mail, automatisé GPG. Évalué à 5. Dernière modification le 23 mars 2015 à 15:45.

    Pour moi, l'apprentissage de l'outil est un effort déjà suffisant de la part de "l'ignorant" (dont je fais partie) pour avoir accès à la jouissance de la connaissance si l'outil est disponible.

    Pas toujours (mais ça dépend probablement beaucoup du domaine, et de ce que fait l’outil).

    Un problème à ne connaître que l’outil sans avoir aucune idée des concepts sous-jacents, c’est que lorsque l’outil te demande de faire un choix, tu ne peux pas répondre correctement (tu ne comprends même pas la question !) et tu es obligé de demander à Bibi.1 Donc tu n’es pas autonome, et tu n’es pas libre.

    Quand ça arrive, Bibi préfère expliquer les tenants et aboutissants de la question (brièvement, il ne s’agit pas de faire un cours non plus) et suggérer la bonne réponse, plutôt que de dire sèchement « réponds-lui ça ».

    Et j’ai constaté que mes interlocuteurs avaient plutôt tendance à apprécier que je prenne le temps de leur expliquer, au lieu de faire comme si je pensais qu’ils sont trop cons pour comprendre. (Ou alors, ils sont trop polis pour m’avouer que je leur casse les bonbons avec mes explications, c’est possible aussi. :-° )


    1 Parfois, ce problème serait évitable. Les logiciels posent probablement trop de question alors qu’un comportement par défaut (débrayable pour les utilisateurs avancés) conviendrait probablement à la plupart des gens (GnuPG progresse dans ce sens, avec par exemple la nouvelle option --quick-gen-key introduite dans GnuPG 2.1, qui génère une nouvelle paire de clef sans rien demander à l’utilisateur). Mais tu auras toujours des cas où le logiciel aura besoin d’une intervention éclairée de l’utilisateur.