Les éditeurs et les juristes aiment assimiler le copyright à la « propriété intellectuelle » – un terme qui inclut aussi les brevets, les marques déposées et d'autres domaines plus obscurs du droit. Ces lois ont si peu de choses en commun, et diffèrent tant, qu'il serait malavisé de faire des généralisations. Il est beaucoup mieux de parler spécifiquement de « copyright », de « brevets » ou de « marques déposées ».
Le terme « propriété intellectuelle » contient un postulat caché : que la façon naturelle de penser à ces divers problèmes est basée sur une analogie avec les objets physiques, et avec la façon dont nous envisageons ces derniers comme étant notre propriété.
Quand il s'agit de copie, cette analogie néglige la différence cruciale entre les objets matériels et l'information : l'information peut être copiée et partagée presque sans effort, alors que ce n'est pas possible avec les objets matériels.
Pour éviter de propager le parti pris et la confusion, il est préférable d'adopter fermement l'attitude de ne pas parler ni même penser en termes de « propriété intellectuelle ».
# Il ne faut pas parler de, ni même penser en termes de « propriété intellectuelle »
Posté par Calinou (site web personnel) . En réponse à la dépêche Débat sur la propriété intellectuelle à Barbezieux-Saint-Hilaire (16) le 24 mars 2015. Évalué à 1. Dernière modification le 22 mars 2015 à 20:47.
Les éditeurs et les juristes aiment assimiler le copyright à la « propriété intellectuelle » – un terme qui inclut aussi les brevets, les marques déposées et d'autres domaines plus obscurs du droit. Ces lois ont si peu de choses en commun, et diffèrent tant, qu'il serait malavisé de faire des généralisations. Il est beaucoup mieux de parler spécifiquement de « copyright », de « brevets » ou de « marques déposées ».
Le terme « propriété intellectuelle » contient un postulat caché : que la façon naturelle de penser à ces divers problèmes est basée sur une analogie avec les objets physiques, et avec la façon dont nous envisageons ces derniers comme étant notre propriété.
Quand il s'agit de copie, cette analogie néglige la différence cruciale entre les objets matériels et l'information : l'information peut être copiée et partagée presque sans effort, alors que ce n'est pas possible avec les objets matériels.
Pour éviter de propager le parti pris et la confusion, il est préférable d'adopter fermement l'attitude de ne pas parler ni même penser en termes de « propriété intellectuelle ».
Ça sent le conflit d'intérêt quand même.