• [^] # Re: C'est pire ailleurs

    Posté par . En réponse au journal L'hypocrisie du refus des « boîtes noires » à l'époque des GAFA. Évalué à 4.

    Si : le but pour les utilisateurs etait d'accéder au service. J'ai pas le temps de relire les conditions d'utilisation, mais j'imagine que ce qu'ils font sur l'etude de la progression des maladies est couvert par ces CGU.

    « Accéder au service »... les gens ont voulu rechercher une information, c'est tout. Beaucoup de monde met même des choses très personnelles dans la barre de recherche de Google, en pensant que c'est « privé ». Je suis sûr que beaucoup de monde en dit plus à Google qu'à son médecin, son partenaire, ses parents...

    Pour les CGU, c'est ici : http://www.google.com/intl/fr/policies/privacy/

    Ce qu'ils peuvent en faire :

    Les données que nous collectons nous permettent de fournir, gérer, protéger et améliorer nos services, d'en développer de nouveaux

    ... en gros, tout et n'importe quoi.

    Non, Google ne sont pas des "gentils". Ils ne sont pas des "méchants" non plus : ils font juste du business.

    Tiens, on revient sur le « tout se vaut » libéral/libertarien. Ceci est un point de vue très particulier, et ne peut être amené comme une « vérité absolue » dans le débat.

    Et ils ne sont pas fou : ils ne feront pas ce qui risque de déclencher un retrait massif des utilisateurs.

    Ça c'est toujours l'argument absolu qui fait qu'on ne peut rien rétorquer. Ils ne sont pas fous : ils feront tout pour abuser comme ils peuvent de leurs utilisateurs tant qu'ils ne s'en rendent pas trop compte. Aussi, l'utilisateur est conscient d'une partie des abus, mais l'accepte parce qu'il sait qu'il « abuse » un peu d'un service gratuit, et sait bien que c'est pour une raison qu'il ne paye rien directement (parce qu'on abuse de sa vie privée). Ce genre « d'arrangement » qui n'est pas réellement un contrat est nocif pour la société, et devrait être interdit. Le fait que beaucoup de monde l'accepte n'est pas un signe que ça devrait être légalisé. C'est la négation du droit à la vie privée, l'acceptation de relation de domination inacceptables dans une démocratie.

    Ah, maintenant, pour ne pas être d'accord à 100% avec toi, il faut être de mauvaise foi...

    Ce que je ne disais « pas », c'était la partie sur les 100%, pas sur le fait d'être d'accord : si tu admets un problème dans le business-model des exploiteurs de vie privée, même si tu continues de les utiliser, je reconnaîtrait au moins ta lucidité même si tu me permettras de te juger légèrement schizophrène. Je ne demande pas à ce que tu sois 100% d'accord. Mais oui, si tu t'obstines à trouver que Google/FB a majoritairement raison, je ne peux que désapprouver.