Je ne vois pas en quoi. Je suis utilisateur de Gmail, donc j'accepte que Google récupère des infos sur moi, les vende, les utilise, etc... Mais cet accord se limite aux informations que je veux bien donner à Google.
Ça c'est ce que dit le contrat. Ce que je dis c'est sur ce qu'il se passera forcément au final dans ce style d'accord déséquilibré, car tu te fais bouffer par Google sans t'en rendre compte (ce qui peut t'excuser un peu), mais je me disais que tout le monde l'avait peut-être quand même dans un coin de sa tête, d'où la qualification d'hypocrite. En fait, si tu n'es pas hypocrite, tu es drôlement (et dangereusement) naïf.
Je ne vois pas pourquoi refuser que quelqu'un d'autre récupère d'autres informations sur moi serait hypocrite. Surtout que là, j'ai rien en échange.
Parce que c'est trop beau pour que quiconque d'un peu puissant le laisse passer : Google est en train de bouffer toutes les autres formes de pouvoir, et ceux-ci ne vont pas se laisser faire. Ils voudront donc des capacités équivalentes. Ça n'est pas en disant « je ne le veux pas » sur un bout de papier que tu pourras changer cet état de fait. Ou alors tu es drôlement naïf (bis).
Je ne me rappelle pas d'avoir donné mon accord pour qu'on surveille les lybiens, les syriens ou autres. Dans ta phrase, "on" ne signifie pas "nous", mais "ils".
Tu as accepté le jeu électoral qui a élu ces personnes. Même si ça n'est pas une responsabilité directe, c'est une certaine responsabilité quand-même.
Quand ils ont espionné les lybiens, [...] syriens, [...] tunisiens, [...]
Ah oui, on voit le beau résultat aujourd'hui. Je pense qu'on trouve toujours de l'Amesys (boîte française pour rappel) dans ces pays aujourd'hui.
Quand mes propres dirigeants veulent m'espionner, laisse moi le droit de me défendre contre eux sans me traiter d'hypocrite. Merci d'avance !
Mais essaye de te défendre, je t'y encourage ! Je dis juste que si tu espères garder tes avantages du big data tout en arrivant à combattre l'espionnage de masse, je pense que tu te trompes gravement.
Il y a une différence entre "vouloir" et "s'arroger le droit de".
Oui, dans la théorie. Dans la pratique, j'essaye de montrer comment c'est irréaliste, vu la manière dont ces systèmes sont architecturés.
De plus, comme tu l'as dit, les sociétés utilisaient les données qu'on leur a donné volontairement.
Ça aussi ça mériterait un autre débat, sur la volonté réelle des gens qui participent à des réseaux sociaux.
[^] # Re: Hypocrite toi-même !
Posté par benoar . En réponse au journal L'hypocrisie du refus des « boîtes noires » à l'époque des GAFA. Évalué à 3.
Ça c'est ce que dit le contrat. Ce que je dis c'est sur ce qu'il se passera forcément au final dans ce style d'accord déséquilibré, car tu te fais bouffer par Google sans t'en rendre compte (ce qui peut t'excuser un peu), mais je me disais que tout le monde l'avait peut-être quand même dans un coin de sa tête, d'où la qualification d'hypocrite. En fait, si tu n'es pas hypocrite, tu es drôlement (et dangereusement) naïf.
Parce que c'est trop beau pour que quiconque d'un peu puissant le laisse passer : Google est en train de bouffer toutes les autres formes de pouvoir, et ceux-ci ne vont pas se laisser faire. Ils voudront donc des capacités équivalentes. Ça n'est pas en disant « je ne le veux pas » sur un bout de papier que tu pourras changer cet état de fait. Ou alors tu es drôlement naïf (bis).
Tu as accepté le jeu électoral qui a élu ces personnes. Même si ça n'est pas une responsabilité directe, c'est une certaine responsabilité quand-même.
Ah oui, on voit le beau résultat aujourd'hui. Je pense qu'on trouve toujours de l'Amesys (boîte française pour rappel) dans ces pays aujourd'hui.
Mais essaye de te défendre, je t'y encourage ! Je dis juste que si tu espères garder tes avantages du big data tout en arrivant à combattre l'espionnage de masse, je pense que tu te trompes gravement.
Oui, dans la théorie. Dans la pratique, j'essaye de montrer comment c'est irréaliste, vu la manière dont ces systèmes sont architecturés.
Ça aussi ça mériterait un autre débat, sur la volonté réelle des gens qui participent à des réseaux sociaux.