Le problème c’est que le masculin n’est pas du neutre dans la réalité, celle analysée depuis des années par des féministes et des gens qui étudie la langue et le genre, dont c’est la spécialité.
Ma conception du non-sexisme est que le sexe des personnes ne doit avoir aucune importance. La tienne semble être que leur sexe est tellement important qu’il faut toujours en faire état.
Raison de plus pour écrire toi-même ces deux syllabes en plus. D’une part, c’est toi qui n’est pas satisfait de la confusion entre neutre et masculin, et d’autre part, un texte est lu plus souvent qu’il n’est écrit.
Justement, c’est plus court donc plus rapide à lire dans la tête.
Je n’ai aucun problème avec « certaines et certains » (à part le fait que ça exclut les transgenres comme dit plus haut). Je trouve ça inutile mais pas dérangeant.
Ça exclut certains transgenres, ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec ni le genre masculin ni le genre féminin. Mais exclure les non-binaires, c’est le privilège de la langue française dans sa totalité et pas seulement ce cas-là.
« Certain-e-s », en revanche, pour moi ça sonne vraiment comme « je suis un social justice warrior mais je ne veux pas trop me fouler non plus, alors je vais au plus vite et c’est aux autres de déchiffrer mes codes ».
Hé bien la signification me parait plutôt clair et évidemment ça se lit plus vite s’il y a moins de texte. À l’oral, on prendra évidemment soin de dire «certains» et «certaines», mais on le fait déjà pour plein de trucs, par exemple en maths à l’oral = se lit «égal», que ⇔ se lit «si et seulement si», etc.
Pourtant on ne dit pas:
=, en revanche, pour moi ça sonne vraiment comme « je suis un warrior mathématicien mais je ne veux pas trop me fouler non plus, alors je vais au plus vite et c’est aux autres de déchiffrer mes codes ».
D’autre part, si c’est facile à écrire d’autres emboiteront le pas plus facilement.
[^] # Re: Aparté
Posté par ariasuni . En réponse à la dépêche Un peu plus de sécurité sous Linux. Évalué à -2.
Le problème c’est que le masculin n’est pas du neutre dans la réalité, celle analysée depuis des années par des féministes et des gens qui étudie la langue et le genre, dont c’est la spécialité.
Justement, c’est plus court donc plus rapide à lire dans la tête.
Ça exclut certains transgenres, ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec ni le genre masculin ni le genre féminin. Mais exclure les non-binaires, c’est le privilège de la langue française dans sa totalité et pas seulement ce cas-là.
Hé bien la signification me parait plutôt clair et évidemment ça se lit plus vite s’il y a moins de texte. À l’oral, on prendra évidemment soin de dire «certains» et «certaines», mais on le fait déjà pour plein de trucs, par exemple en maths à l’oral = se lit «égal», que ⇔ se lit «si et seulement si», etc.
Pourtant on ne dit pas:
D’autre part, si c’est facile à écrire d’autres emboiteront le pas plus facilement.
Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990