Je ne suis pas d’accord avec ton blabla sur l’andouille. Ça fait partie des mots qu’on ne décline pas, alors que les noms de métiers se déclinent depuis plus d’une centaine d’années.
Évidemment que le genre du mot n’est pas forcément le genre de la personne, simplement que pour beaucoup de mots c’est effectivement le cas, comme les métiers. Effectivement, si tous les noms de métiers étaient masculins, qu’une femme n’était et que l’on accordait les adjectifs de la même façon pour les hommes et les femmes, alors on pourrait dire que ce genre est non pas masculin mais neutre.
Si un ministre évoque plutôt un homme, c’est que jusqu’à une époque récente, nos ministres étaient majoritairement des hommes. Pas parce que le mot est masculin. Ça joue probablement un peu, mais à la marge comparé à l’effet « culturel » d’avoir un gouvernement massivement masculin depuis des décennies (cela dit, les choses changent).
Oui les choses changent, mais elles ne changent pas toutes seules, il faut un peu les aider. Et il n’y a pas de chose qui doit bouger en premier, on peut tout bouger en même temps et on devrait.
C’est juste que je pense que beaucoup de féministes se trompent dans les moyens d’arriver à l’égalité.
Ça ne veut pas dire ne pas critiquer, mais interroge-toi: comment tu sentirais-tu si je venais te dire que ce que tu fais est inutile, sur un truc que je connais peu mais que toi tu connais très bien? Si on essaie d’écrire en langage non sexiste, c’est peut-être que ça a une utilité.
Enfin, hiérarchiser les luttes, c’est une connerie (limite hors-sujet, mais s’adapte parfaitement au contexte de la discussion). D’une part, on peut mener des actions et écrire en langage non sexiste. D’autre part, il y a toujours quelque chose de plus important dans le monde, du coup on fait plus rien pour la langue?
[^] # Re: Aparté
Posté par ariasuni . En réponse à la dépêche Un peu plus de sécurité sous Linux. Évalué à -2.
Je ne suis pas d’accord avec ton blabla sur l’andouille. Ça fait partie des mots qu’on ne décline pas, alors que les noms de métiers se déclinent depuis plus d’une centaine d’années.
Évidemment que le genre du mot n’est pas forcément le genre de la personne, simplement que pour beaucoup de mots c’est effectivement le cas, comme les métiers. Effectivement, si tous les noms de métiers étaient masculins, qu’une femme n’était et que l’on accordait les adjectifs de la même façon pour les hommes et les femmes, alors on pourrait dire que ce genre est non pas masculin mais neutre.
Oui les choses changent, mais elles ne changent pas toutes seules, il faut un peu les aider. Et il n’y a pas de chose qui doit bouger en premier, on peut tout bouger en même temps et on devrait.
Typiquement du mansplaining. Les gens qui savent mieux que les féministes comment mener leurs combats. :)
Ça ne veut pas dire ne pas critiquer, mais interroge-toi: comment tu sentirais-tu si je venais te dire que ce que tu fais est inutile, sur un truc que je connais peu mais que toi tu connais très bien? Si on essaie d’écrire en langage non sexiste, c’est peut-être que ça a une utilité.
Enfin, hiérarchiser les luttes, c’est une connerie (limite hors-sujet, mais s’adapte parfaitement au contexte de la discussion). D’une part, on peut mener des actions et écrire en langage non sexiste. D’autre part, il y a toujours quelque chose de plus important dans le monde, du coup on fait plus rien pour la langue?
Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990