On peut aussi voir la chose autrement. Imaginons que il soit le pronom pour les blancs, et elle le pronom pour les noirs. Mais que dans notre grande bonté de blancs, ils inclut aussi les noirs, parfois même au singulier. Parce que vous m’voyez, les blancs ils sont vachement plus nobles et tout (raison originale pour laquelle le masculin «l’emporte sur le féminin»).
Aucun rapport, si ce n'est que tu tentes de faire une analogie foireuse avec le racisme pour essayer d'appuyer ton point de vue foireux.
D'ailleurs, ton analogie ne tient tellement pas qu'il est parfaitement possible de dire que « il » soit le pronom pour les noirs, et « elle » le pronom pour les blancs. Après tout, les femmes sont plus nombreuses que les hommes, du moins dans la société française, et ce sont donc les hommes qui y sont la minorité, au même titre que les noirs dans la même société. Et ce faisant, toute ton argumentation s'écroule.
Bien sûr, beaucoup de blancs et beaucoup de noirs ne voient absolument pas le problème et ne trouvent pas que la langue est sexiste, et se battent corps et âme pour que leur langue reste ainsi. Bien sûr, cela fait qu’être blanc est la caractéristique par défaut, et noir l’exception.
Tout simplement parce que le problème n'existe que pour les gens qui se vivent, se définissent et s'imposent uniquement par leur genre/sexualité.
Finalement, les gens pensent que leur langue ne pose aucun problème alors qu’elle n’est:
ni équitable pour les genres binaires (essayez de vous genrer au féminin pour voir... il faut jongler entre le «neutre» et le féminin quand ça nous concerne, c’est très perturbant comme exercice).
J'ai eu un personnage féminin dans un jeu vidéo, et je me suis d'abord amusé à ne jamais écrire de manière à dévoiler mon genre, parce que je ne voulais ni me faire passer pour une femme, ni donner un caractère masculin à mon personnage féminin. Donc je choisissais mes mots et constructions de manière à ce que jamais je ne sorte du neutre.
Ça a tellement bien fonctionné qu'aucun des joueurs avec qui je jouais depuis des mois ne savait si j'étais un homme ou une femme. Et puis ils ont tellement insisté pour savoir si j'étais une femme que j'ai fini par rentrer dans leur jeu, puisque d'un point de vue rôliste j'étais une femme étant donné je jouais un personnage féminin. Et j'ai donc pris soin de me genrer au féminin, et j'ai fait ça pendant 2 ans.
Tu n'imagines pas à quel point ce fut aisé, il n'y a aucune difficulté à y parvenir. Par contre, je ne te cache pas que si certains ont bien rigolé, d'autres m'en ont voulu une fois qu'ils ont su qui j'étais réellement. :-D
ni représentative de la diversité des individus (personnes non-binaires) qui eux aussi sont réduit à être complètement invisible ou fondu dans le masculin/neutre/absolu/universel.
Ce n'est pas le but d'une langue. Et heureusement quand on voit les égos surdéveloppés et l'exhibitionnisme permanent de certains.
Si, en effet, le français connaît deux genres, appelés masculin et féminin, il serait plus juste de les nommer genre marqué et genre non marqué. Seul le genre masculin, non marqué, peut représenter aussi bien les éléments masculins que féminins. En effet, le genre féminin ou marqué est privatif : un « groupe d’étudiantes » ne pourra contenir d’élèves de sexe masculin, tandis qu’un « groupe d’étudiants » pourra contenir des élèves des deux sexes, indifféremment. On se gardera également de dire les électeurs et les électrices, les informaticiennes et les informaticiens, expressions qui sont non seulement lourdes mais aussi redondantes, les informaticiennes étant comprises dans les informaticiens. De la même manière, l’usage du symbole « / » ou des parenthèses pour indiquer les formes masculine et féminine (Les électeurs/électrices du boulevard Voltaire sont appelé(e)s à voter dans le bureau 14) doit être proscrit dans la mesure où il contrevient à la règle traditionnelle de l’accord au pluriel. C’est donc le féminin qui est le genre de la discrimination, et non, comme on peut parfois l’entendre, le genre masculin.
[^] # Re: Aparté
Posté par Foutaises . En réponse à la dépêche Un peu plus de sécurité sous Linux. Évalué à 1.
Aucun rapport, si ce n'est que tu tentes de faire une analogie foireuse avec le racisme pour essayer d'appuyer ton point de vue foireux.
D'ailleurs, ton analogie ne tient tellement pas qu'il est parfaitement possible de dire que « il » soit le pronom pour les noirs, et « elle » le pronom pour les blancs. Après tout, les femmes sont plus nombreuses que les hommes, du moins dans la société française, et ce sont donc les hommes qui y sont la minorité, au même titre que les noirs dans la même société. Et ce faisant, toute ton argumentation s'écroule.
Tout simplement parce que le problème n'existe que pour les gens qui se vivent, se définissent et s'imposent uniquement par leur genre/sexualité.
J'ai eu un personnage féminin dans un jeu vidéo, et je me suis d'abord amusé à ne jamais écrire de manière à dévoiler mon genre, parce que je ne voulais ni me faire passer pour une femme, ni donner un caractère masculin à mon personnage féminin. Donc je choisissais mes mots et constructions de manière à ce que jamais je ne sorte du neutre.
Ça a tellement bien fonctionné qu'aucun des joueurs avec qui je jouais depuis des mois ne savait si j'étais un homme ou une femme. Et puis ils ont tellement insisté pour savoir si j'étais une femme que j'ai fini par rentrer dans leur jeu, puisque d'un point de vue rôliste j'étais une femme étant donné je jouais un personnage féminin. Et j'ai donc pris soin de me genrer au féminin, et j'ai fait ça pendant 2 ans.
Tu n'imagines pas à quel point ce fut aisé, il n'y a aucune difficulté à y parvenir. Par contre, je ne te cache pas que si certains ont bien rigolé, d'autres m'en ont voulu une fois qu'ils ont su qui j'étais réellement. :-D
Ce n'est pas le but d'une langue. Et heureusement quand on voit les égos surdéveloppés et l'exhibitionnisme permanent de certains.
Et puis...
Si, en effet, le français connaît deux genres, appelés masculin et féminin, il serait plus juste de les nommer genre marqué et genre non marqué. Seul le genre masculin, non marqué, peut représenter aussi bien les éléments masculins que féminins. En effet, le genre féminin ou marqué est privatif : un « groupe d’étudiantes » ne pourra contenir d’élèves de sexe masculin, tandis qu’un « groupe d’étudiants » pourra contenir des élèves des deux sexes, indifféremment. On se gardera également de dire les électeurs et les électrices, les informaticiennes et les informaticiens, expressions qui sont non seulement lourdes mais aussi redondantes, les informaticiennes étant comprises dans les informaticiens. De la même manière, l’usage du symbole « / » ou des parenthèses pour indiquer les formes masculine et féminine (Les électeurs/électrices du boulevard Voltaire sont appelé(e)s à voter dans le bureau 14) doit être proscrit dans la mesure où il contrevient à la règle traditionnelle de l’accord au pluriel. C’est donc le féminin qui est le genre de la discrimination, et non, comme on peut parfois l’entendre, le genre masculin.