Je connais mal les solutions de stockage en ligne de type Dropbox ou iCloud, je vais plutôt parler du cloud que je connais : OpenStack.
Pour moi, les principes d'OpenStack sont que le matériel casse souvent et que les mises à jour ne doivent pas interrompre un service. La promesse du cloud est que les ressources sont illimitées, la limite est votre compte en banque :-) Techniquement, OpenStack apporte :
migration d'une machine virtuelle en cours de fonctionnement d'un serveur physique vers un autre, pour pouvoir mettre à jour un serveur (mise à jour OpenStack, noyau, remplacement d'un matériel défectueux, etc.)
stockage distribué : Ceph permet de créer un SAN moins cher (pas besoin de matériel réseau ultra rapide) et plus solide (pas de single point of failure, c'est plus distribué à l'échelle de tout le datacenter)
création hyper facile d'une nouvelle machine virtuelle : couplé à un peu d'intelligence, ça permet d'augmenter automatiquement le nombre de serveurs (machines virtuelles) d'un service en cas de forte charge (passer de 3 à 50 serveurs Apache/MySQL le temps d'un événement sportif/culturel, puis détruire les serveurs devenus inutiles quelques jours plus tard)
D'un point de vue sysadmin, l'impression que j'ai est que le cloud oblige à vraiment tout automatiser. Un déploiement doit être automatisé car il va être reproduit plusieurs fois, régulièrement. Sans ça, il n'est pas possible de rajouter automatiquement un nouveau serveur en cas de forte charge. Du coup, ça se cale bien avec la montée en puissance de puppet, ansible, salt stack, etc.
On passe d'un serveur qu'il ne faut surtout pas éteindre car plus personne ne sait comment il fonctionne, à des serveurs qui ont une durée de vie assez courte.
La meilleure illustration de l'ensemble est une infrastructure d'intégration continue pour tester un logiciel. La CI va créer une nouvelle infrastructure, avec une installation entièrement automatisée et sur de machine virtuelles, les tests sont joués, on récupère les rapports de tests, puis on supprime l'infrastructure. L'infrastructure peut avoir une durée de vie inférieure à une heure, même si elle est composée de plus de 10 VMs. Il y a quelques années, il était beaucoup plus difficile d'avoir rapidement une infrastructure reproductible. Il fallait par exemple sauvegarder le système de fichier puis le restaurer. On était plus dépendant du système d'exploitation et du matériel.
[^] # Re: Peux pas répondre :(
Posté par Victor STINNER (site web personnel) . En réponse au sondage Quel est le bon prix pour le cloud ?. Évalué à 9.
Je connais mal les solutions de stockage en ligne de type Dropbox ou iCloud, je vais plutôt parler du cloud que je connais : OpenStack.
Pour moi, les principes d'OpenStack sont que le matériel casse souvent et que les mises à jour ne doivent pas interrompre un service. La promesse du cloud est que les ressources sont illimitées, la limite est votre compte en banque :-) Techniquement, OpenStack apporte :
migration d'une machine virtuelle en cours de fonctionnement d'un serveur physique vers un autre, pour pouvoir mettre à jour un serveur (mise à jour OpenStack, noyau, remplacement d'un matériel défectueux, etc.)
stockage distribué : Ceph permet de créer un SAN moins cher (pas besoin de matériel réseau ultra rapide) et plus solide (pas de single point of failure, c'est plus distribué à l'échelle de tout le datacenter)
création hyper facile d'une nouvelle machine virtuelle : couplé à un peu d'intelligence, ça permet d'augmenter automatiquement le nombre de serveurs (machines virtuelles) d'un service en cas de forte charge (passer de 3 à 50 serveurs Apache/MySQL le temps d'un événement sportif/culturel, puis détruire les serveurs devenus inutiles quelques jours plus tard)
D'un point de vue sysadmin, l'impression que j'ai est que le cloud oblige à vraiment tout automatiser. Un déploiement doit être automatisé car il va être reproduit plusieurs fois, régulièrement. Sans ça, il n'est pas possible de rajouter automatiquement un nouveau serveur en cas de forte charge. Du coup, ça se cale bien avec la montée en puissance de puppet, ansible, salt stack, etc.
On passe d'un serveur qu'il ne faut surtout pas éteindre car plus personne ne sait comment il fonctionne, à des serveurs qui ont une durée de vie assez courte.
La meilleure illustration de l'ensemble est une infrastructure d'intégration continue pour tester un logiciel. La CI va créer une nouvelle infrastructure, avec une installation entièrement automatisée et sur de machine virtuelles, les tests sont joués, on récupère les rapports de tests, puis on supprime l'infrastructure. L'infrastructure peut avoir une durée de vie inférieure à une heure, même si elle est composée de plus de 10 VMs. Il y a quelques années, il était beaucoup plus difficile d'avoir rapidement une infrastructure reproductible. Il fallait par exemple sauvegarder le système de fichier puis le restaurer. On était plus dépendant du système d'exploitation et du matériel.