les brevets sont évalués par des gens qui n'y connaissent rien en technique et sont complètement incapables (*) d'avoir une appréciation réaliste de l'originalité du brevet. D'ailleurs, quand on voit le premier jet rédigé par un juriste qui a pourtant discuté face à face avec l'inventeur et pu poser toutes les questions qu'il voulait avant et pendant la rédaction, on se demande comment l'examinateur pourrait y comprendre quelque chose en n'ayant accès qu'au texte déposé,
les brevets sont censés favoriser la diffusion de l'information en encourageant la publication, mais en pratique le texte de la plupart des brevets est incompréhensible pour un ingénieur moyen et donc complètement inexploitable, et les quelques inventions intéressantes sont noyées dans la masse des brevets triviaux. Par conséquent, les brevets échouent lamentablement à leur objectif premier.
Le problème principal concerne les politiques. Pour eux, le nombre de brevet déposé est un indicateur d'innovation ! On peut déposer un brevet, ou des dizaines pour la même chose (il y aurait 150 brevets sur la manière d'attachée le teflon sur un poêle Tefal).
Tant que les politiques seront autant ignare en science, on n'en sortira pas. Je croyais que la France était un pays d'ingénieur, mais c'est faux. La technique, c'est sale pour les élites. Les meilleurs vont dans la finance, ou les postes de direction.
Hélas !
(*) Comme dit dans un message précédent, ce n'est pas une question d'intelligence mais juste de formation et d'expérience. Quand le principe des brevets a été imaginé pour la première fois, un intellectuel avait de solides bases dans tous les domaines et donc en particulier un juriste avait de bonnes notions de technique. Aujourd'hui tous les domaines sont devenus si complexes que nous sommes tous beaucoup plus spécialisés et que les juristes ne peuvent pas être assez pointus dans tous les domaines techniques. L'Île mystérieuse de Jules Verne ne pourrait plus marcher maintenant.
[^] # Re: Continuer son combat ?
Posté par jeberger (site web personnel) . En réponse à la dépêche Nouvel exemple de brevets logiciels comme freins à l'innovation et la recherche. Évalué à 2.
Tu peux ajouter :
Hélas !
(*) Comme dit dans un message précédent, ce n'est pas une question d'intelligence mais juste de formation et d'expérience. Quand le principe des brevets a été imaginé pour la première fois, un intellectuel avait de solides bases dans tous les domaines et donc en particulier un juriste avait de bonnes notions de technique. Aujourd'hui tous les domaines sont devenus si complexes que nous sommes tous beaucoup plus spécialisés et que les juristes ne peuvent pas être assez pointus dans tous les domaines techniques. L'Île mystérieuse de Jules Verne ne pourrait plus marcher maintenant.