OK, bien sûr, il faut préciser les questions. La protection du grand public est impossible, pour deux raisons principales : 1) le grand public fait n'importe quoi, et même si on leur fournissait des systèmes bien foutus, les gens feraient quand même n'importe quoi, et 2) on a décidé, par ignorance, incompétence, paresse, ou cynisme, d'abdiquer politiquement face aux problèmes de sécurité et de protection des données personnelles. Il suffirait de quelques modifications claires du code de la consommation, et une pression politique suffisante pour les faire appliquer, pour évoluer dans un monde beaucoup plus sain : interdiction réelle de la vente liée (en particulier, rendre l'utilisateur réellement propriétaire de son matériel—usus, fructus, et abusus), assimilation des problèmes de sécurité à des vices cachés, etc.
Donc voila, pour le grand public, c'est râpé. Pour les services de l'État, par contre, ça n'est pas perdu. Bon, dans les faits, les finances publiques sont dans un tel état qu'on vit plus en mode URSS post-1991 que dans un État fort et souverain (utilisation de bécanes personnelles, Windows piratés ou obsolètes parce qu'on ne peut pas acheter les licences, site internet entretenu par le gars qui arrose les fleurs, etc), et on est vraiment à un niveau de sécurité proche de 0 pour la plupart des administrations. Mais j'ose espérer qu'il existe quelques services (renseignement, défense, police...) qui investissent encore sur la sécurité, et qui disposent d'un savoir-faire dans ce domaine permettant de se jouer des petits malins assez facilement—je ne parle pas de la NSA, ni même des vrais petits crackers compétents ; je parle des apprentis-pirates qui défendent une cause ou des services officieux Chinois ou Nord-Coréens.
[^] # Re: guerre perdu d'avance
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Quand la cybernétique hiberne l'éthique. Évalué à 2.
OK, bien sûr, il faut préciser les questions. La protection du grand public est impossible, pour deux raisons principales : 1) le grand public fait n'importe quoi, et même si on leur fournissait des systèmes bien foutus, les gens feraient quand même n'importe quoi, et 2) on a décidé, par ignorance, incompétence, paresse, ou cynisme, d'abdiquer politiquement face aux problèmes de sécurité et de protection des données personnelles. Il suffirait de quelques modifications claires du code de la consommation, et une pression politique suffisante pour les faire appliquer, pour évoluer dans un monde beaucoup plus sain : interdiction réelle de la vente liée (en particulier, rendre l'utilisateur réellement propriétaire de son matériel—usus, fructus, et abusus), assimilation des problèmes de sécurité à des vices cachés, etc.
Donc voila, pour le grand public, c'est râpé. Pour les services de l'État, par contre, ça n'est pas perdu. Bon, dans les faits, les finances publiques sont dans un tel état qu'on vit plus en mode URSS post-1991 que dans un État fort et souverain (utilisation de bécanes personnelles, Windows piratés ou obsolètes parce qu'on ne peut pas acheter les licences, site internet entretenu par le gars qui arrose les fleurs, etc), et on est vraiment à un niveau de sécurité proche de 0 pour la plupart des administrations. Mais j'ose espérer qu'il existe quelques services (renseignement, défense, police...) qui investissent encore sur la sécurité, et qui disposent d'un savoir-faire dans ce domaine permettant de se jouer des petits malins assez facilement—je ne parle pas de la NSA, ni même des vrais petits crackers compétents ; je parle des apprentis-pirates qui défendent une cause ou des services officieux Chinois ou Nord-Coréens.