Tous les projets libres n'ont pas cherché à se professionnaliser, histoire de pouvoir payer des gens à temps plein, en montant des entreprises de service ou en cherchant des modèle d'affaires alternatifs. Certains continuent d'être majoritairement développés par des bénévoles sur leur temps libre, juste pour le plaisir.
Par contre, même si tous ne s'en plaignent pas et ne lancent pas des campagnes de dons, certains ont fini par abandonner sans rien dire. Et quand ils continuent, tout en y prenant du plaisir, si ça reste des développements personnels sur un temps libre fatalement limité, on se retrouve avec des projets qui avancent au ralenti. Inkscape a par exemple mis près de cinq ans à sortir sa dernière version.
Et là, je trouve que les utilisateurs ont leur part de responsabilité, puisque on se retrouve dans une situation à risque. Un projet qui avance trop lentement, et à l'avenir incertain. Particuliers ou entreprises, si ces logiciels sont importants pour eux, s'ils souhaitent que le développement soit plus actif, que le code soit mieux audité, ou que le projet ai tout simplement un avenir, ils se doivent de donner.
Pour moi, c'est un peu comme l'opposition de deux points de vue. Hériter de la terre de ses ancêtres, ou emprunter celle de ses enfants. Si on doit donner à des projets libres, c'est plus pour leur futur, et par ricochet, également le notre, que pour la version qu'on a installé hier.
[^] # Re: Culture d'entreprise
Posté par Okki (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal GnuPG utilisé, GnuPG oublié, mais GnuPG financé. Évalué à 2.
Tous les projets libres n'ont pas cherché à se professionnaliser, histoire de pouvoir payer des gens à temps plein, en montant des entreprises de service ou en cherchant des modèle d'affaires alternatifs. Certains continuent d'être majoritairement développés par des bénévoles sur leur temps libre, juste pour le plaisir.
Par contre, même si tous ne s'en plaignent pas et ne lancent pas des campagnes de dons, certains ont fini par abandonner sans rien dire. Et quand ils continuent, tout en y prenant du plaisir, si ça reste des développements personnels sur un temps libre fatalement limité, on se retrouve avec des projets qui avancent au ralenti. Inkscape a par exemple mis près de cinq ans à sortir sa dernière version.
Et là, je trouve que les utilisateurs ont leur part de responsabilité, puisque on se retrouve dans une situation à risque. Un projet qui avance trop lentement, et à l'avenir incertain. Particuliers ou entreprises, si ces logiciels sont importants pour eux, s'ils souhaitent que le développement soit plus actif, que le code soit mieux audité, ou que le projet ai tout simplement un avenir, ils se doivent de donner.
Pour moi, c'est un peu comme l'opposition de deux points de vue. Hériter de la terre de ses ancêtres, ou emprunter celle de ses enfants. Si on doit donner à des projets libres, c'est plus pour leur futur, et par ricochet, également le notre, que pour la version qu'on a installé hier.