Le fait de donner la possibilité aux citoyens de commenter un projet de loi est un pas ferme dans la direction de la démocratie à mon humble avis.
Par contre, en l'état actuel, j'y vois plusieurs problèmes :
rien n'indique qu'on sera lu, ni pris en compte ;
le nombre de commentaires est très élevé, ce qui demande du travail pour les traiter (ce qui renforce le point 1), et qui le fait ? ;
l'opinion exprimé par chacun est très personnel, alors que ce devrait être un débat commun. Ce point peut laisser passer des lois à la majorité, mais très égoïstes, voire totalement malsaines ;
les opinions exprimées dans ces commentaires sont-ils une bonne représentation des opinions globale ?
On pourrait imaginer des choses différentes, comme soumettre au vote en ligne (informel) chaque diff, au format « oui » / « non », mais également le projet lui-même. Ce qui pourrait permettre de voir qu'un projet de loi est bien accueilli, mais que certains passages sont à revoir—ou le contraire : qu'un projet de loi soit globalement rejeté, mais que certaines modifications soient nécessaires.
Mais la question que je me pose, c'est : les gens vont-ils vraiment accepter de passer du temps à s'intéresser à tout ça et à participer ?
Quand je vois les taux d’abstention à chaque fois, je me dis qu'une partie de la population veut être gouvernée par une démocratie, mais sans en accepter la définition.
[^] # Re: Question complexe
Posté par Jiehong (site web personnel) . En réponse au journal Participation communautaire sur un texte de loi qui va être proposé. Évalué à 5.
Le fait de donner la possibilité aux citoyens de commenter un projet de loi est un pas ferme dans la direction de la démocratie à mon humble avis.
Par contre, en l'état actuel, j'y vois plusieurs problèmes :
On pourrait imaginer des choses différentes, comme soumettre au vote en ligne (informel) chaque diff, au format « oui » / « non », mais également le projet lui-même. Ce qui pourrait permettre de voir qu'un projet de loi est bien accueilli, mais que certains passages sont à revoir—ou le contraire : qu'un projet de loi soit globalement rejeté, mais que certaines modifications soient nécessaires.
Mais la question que je me pose, c'est : les gens vont-ils vraiment accepter de passer du temps à s'intéresser à tout ça et à participer ?
Quand je vois les taux d’abstention à chaque fois, je me dis qu'une partie de la population veut être gouvernée par une démocratie, mais sans en accepter la définition.