• [^] # Re: Haro sur le porno !

    Posté par . En réponse au journal Coup de gueule contre internet. Évalué à 1.

    Quoique, ne la mettons pas à part: on peut imaginer que, si quelqu'un à investit dans de l'audio-vidéo de qualité, ce n'est pas pour ne pas être plongé dans ce qu'il regarde, ne pas être distrait, et donc à priori le «respect» de l'écran doit être encore plus exacerbé. Non?

    Tout à fait, c'est un peu l'avertissement que je donne à ceux qui veulent se faire une installation de home cinéma : est-ce qu'ils pourront en profiter réellement ? C'est à dire mettre régulièrement une pièce dans le noir pendant deux heures sans être déranger pour vivre la même expérience d'immersion dans le film qu'au cinéma mais à la maison. Ben en pratique, c'est rarement le cas.

    Le home-cinéma, ce n'est pas de la télé, mais pas seulement d'un point de vue matériel, c'est aussi et surtout les conditions de visionnage des œuvres qui changent. D'ailleurs, quand on peut le faire, regarder des séries TV de qualité (comme True Detective, The Wire, etc ...) sur un home cinéma dans les conditions du cinéma, ça déchire, vraiment.

    Il y a par contre un aspect spectacle "presque" vivant dans le cinéma. Le fait de vivre l'expérience cinématographique en public, peut apporter quelque chose. Le public ressent plus fort certaines émotions quand c'est vécu de façon collective. Comme dans un stade de foot ou à un concert (toutes proportions gardées). Bref, on peut voir la salle de cinoche comme un amplificateur émotionnel, à la différence que cet aspect du spectacle cinématographique à étonnamment perdu de sa force entre les premières projections des frères lumières et le cinéma actuel bourrés d'effet spéciaux. Je crois que j'ai récemment vécu le pire possible à ce niveau, dans une salle Gaumont, avec des sièges "vibrant". L'enfer. Surtout que j'ai mis un moment avant de capter qu'on pouvait désactiver cette fonction.

    Franchement, je me demande si la banalisation de l'image animée à travers la télé n'a pas fait perdre sa dimension spectaculaire au cinéma. Le poussant à fuir en avant dans des avalanches d'effets spéciaux.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.