Cependant il faut noter que d’autres langues présentent d’autres genres de difficultés (pour un français), par exemple tout ce qui est déclinaisons...
Ah, mais j'ai jamais dit que d'autres langues ne sont pas aussi très difficile par bien des aspects : rien que les trois genres (féminin, neutre et masculin) en allemand et leurs effets sur les différentes déclinaisons, il y a de quoi s'arracher les cheveux. Ou l'anglais avec « touch, though, thought et thousand » où « ou » se prononce de quatre façons différentes. Ou les tons et l'écriture du chinois.
C’est pas pour rien que les créateurs de l’esperanto se sont si je ne m’abuse inspiré du Tchèque
Non, pas spécialement inspiré du Tchèque : en fait, la grammaire de l'espéranto n'a rien d'indo-européenne, et sous certains aspects ressemble plus au chinois : les particules sont toutes invariables et se combinent pour former d'autres mots, contrairement à des langues comme l'anglais, où ça fonctionne par addition (presque à chaque nouveau concept, un mot totalement nouveau est créé). Par exemple, à partir des pronoms personnels, tu peux déduire, comme en chinois, et contrairement au français ou l'anglais, tous les pronoms possessifs mécaniquement.
La première langue vivante que j’ai appris fût l’anglais, je continue d’apprendre bien évidemment. Je pense toujours que c’est certainement la langue la plus simple qui soit.
Eh bien, détrompe-toi, bien que sous certains aspects il soit bien plus simple que le français, c'est loin d'être une langue facile. Outre la prononciation, qui est probablement parmi les plus difficiles de toutes les langues au monde, par le nombre de sons de voyelles différentes impressionnant, le fait de devoir apprendre par cœur où se trouve la syllabe accentuée dans chaque mot, et d'apprendre par cœur l'orthographe de tout les mots, qui est impossible à déduire mécaniquement de la prononciation (et vice-versa), il y a le fait malheureux, que cette langue introduit principalement un mot totalement nouveau pour chaque concept, ce qui conduit à un nombre de mots à apprendre par cœur impressionnant, auxquels viennent s'ajouter d'innombrables synonymes. Et le plus souvent, il n'y a aucun lien grammatical entre mots de sens proche. Par exemple, en français (qui n'est pas non plus un bon élève), on dit « dentiste » à partir de « dent », alors qu'en anglais il n'y a aucun lien entre « dentist » et « tooth », et c'est quelque chose qui est général dans la langue : très peu de logique mnémotechnique, que du par cœur.
En pratique, la plupart des gens parlent un anglais restreint, un peu primitif, qui suffit pour aller acheter du pain dans une boulangerie sans trop faire le ridicule, mais pas à mener des conversations intéressantes de façon naturelle et équitable, car pour cela, le bagage nécessaire de mots complètement différents, et beaucoup plus important que dans la plupart des autres langues. Non, si l'anglais est aujourd'hui la langue « internationale » (ou plutôt le globish international), c'est pour des raisons politiques et économiques historiques.
[^] # Re: ça voir ecrire !
Posté par anaseto . En réponse au sondage Sur LinuxFr.org, quand je vote pertinent/inutile, en fait je vote.... Évalué à 4.
Ah, mais j'ai jamais dit que d'autres langues ne sont pas aussi très difficile par bien des aspects : rien que les trois genres (féminin, neutre et masculin) en allemand et leurs effets sur les différentes déclinaisons, il y a de quoi s'arracher les cheveux. Ou l'anglais avec « touch, though, thought et thousand » où « ou » se prononce de quatre façons différentes. Ou les tons et l'écriture du chinois.
Non, pas spécialement inspiré du Tchèque : en fait, la grammaire de l'espéranto n'a rien d'indo-européenne, et sous certains aspects ressemble plus au chinois : les particules sont toutes invariables et se combinent pour former d'autres mots, contrairement à des langues comme l'anglais, où ça fonctionne par addition (presque à chaque nouveau concept, un mot totalement nouveau est créé). Par exemple, à partir des pronoms personnels, tu peux déduire, comme en chinois, et contrairement au français ou l'anglais, tous les pronoms possessifs mécaniquement.
Eh bien, détrompe-toi, bien que sous certains aspects il soit bien plus simple que le français, c'est loin d'être une langue facile. Outre la prononciation, qui est probablement parmi les plus difficiles de toutes les langues au monde, par le nombre de sons de voyelles différentes impressionnant, le fait de devoir apprendre par cœur où se trouve la syllabe accentuée dans chaque mot, et d'apprendre par cœur l'orthographe de tout les mots, qui est impossible à déduire mécaniquement de la prononciation (et vice-versa), il y a le fait malheureux, que cette langue introduit principalement un mot totalement nouveau pour chaque concept, ce qui conduit à un nombre de mots à apprendre par cœur impressionnant, auxquels viennent s'ajouter d'innombrables synonymes. Et le plus souvent, il n'y a aucun lien grammatical entre mots de sens proche. Par exemple, en français (qui n'est pas non plus un bon élève), on dit « dentiste » à partir de « dent », alors qu'en anglais il n'y a aucun lien entre « dentist » et « tooth », et c'est quelque chose qui est général dans la langue : très peu de logique mnémotechnique, que du par cœur.
En pratique, la plupart des gens parlent un anglais restreint, un peu primitif, qui suffit pour aller acheter du pain dans une boulangerie sans trop faire le ridicule, mais pas à mener des conversations intéressantes de façon naturelle et équitable, car pour cela, le bagage nécessaire de mots complètement différents, et beaucoup plus important que dans la plupart des autres langues. Non, si l'anglais est aujourd'hui la langue « internationale » (ou plutôt le globish international), c'est pour des raisons politiques et économiques historiques.