• # Non

    Posté par . En réponse au journal Une backdoor de la NSA dans OpenSSH ?. Évalué à 10.

    De ce que je comprends, il ne s’agit pas d’une backdoor insérée dans le projet public OpenSSH — qui donnerait un accès à une machine non encore compromise — mais d’une version modifiée de OpenSSH, prévue pour remplacer la version installée sur une machine déjà compromise (où l’attaquant a déjà les privilèges du superutilisateur).

    Le but étant de permettre à l’attaquant de revenir sur la machine à sa guise, de façon plus discrète qu’en laissant sa clef publique dans le fichier ~/.ssh/authorized_keys (ce que l’administrateur de la machine pourrait détecter plus facilement qu’un remplacement du binaire /usr/sbin/sshd).

    Selon moi, rien de bien sensationnel, et rien de spécifique aux agences gouvernementales à sigle à trois lettres.

    PANT SPARTY is a backdoor in the SSH daemon for *NIX, based on OpenSSH portable. It allows a public key to be embedded in the sshd binary [...]
    Currently DSD uses authorized_keys as a quick-and-easy method of persistence against certain *NIX targets. In most cases this works, but it obviously isn’t very stealthy and can run into problems if that file is deleted or the SSH configuration changes to not use it. The goal for this project was to provide the same level of persistence but embedded in the sshd binary itself (obviously, assuming root access, as before)

    (DSD : probablement Defense Signal Directorate, la NSA australienne.)