• [^] # Re: faut pas déconner non plus

    Posté par . En réponse à la dépêche La justice oblige Yahoo à filtrer les internautes français. Évalué à 1.



    « Le communisme, comme le nazisme sont des systèmes utopiques. »

    Exactement. Et le propre des utopie, c'est de ne pas exister (étymologiquement: en aucun lieu). Chaque fois qu'on cherche à réaliser une utopie, c'est une catastrophe, car notre monde n'étant pas parfait, on ne peut pas réaliser de perfection. Il faut donc un système politique qui prenne en compte le fait qu'il soit bourré de défaut. Que ce soit les totalitarisme du XX° ou les délires comme les familistères, voire les communautée hippies, une utopie ne peut pas marcher et est condamnée à être viciée ou à disparaître très rapidement.



    « Dans le premier système, le but est de tous vivre ensemble, ce qui est honorable. Dans le second, le but est d'avoir un monde dirigé par une caste supérieure, dominant les plus faibles, qui, eux seraient inaptes à diriger, ce qui me fait gerber. »

    Vivre tous ensemble n'est pas un but honorable. La promiscuité entraine une foultitude de désagréments, allants du bénin au grave. L'être humain est grégaire, mais pas sociable, et c'est un grand problème. Plus sérieusement, vouloir vivre tous ensemble sans problème est la définition de l'utopie. Les nazis aussi voulaient vivre tous ensemble, après avoir écarté quelques "éléments génants". Après tout, la démocratie athénienne avait elle aussi une définition assez restreinte de ce qu'était un citoyen. C'est simple: il suffit de changer le groupe appellé "humanité responsable". On peut en éliminer une partie, définie selon son age, son sexe, ses convictions religieuses, ses origines sociales, ses opinions politiques et son phénotype (ensemble des caractères génétiques visibles). Aucune civilisation fait réellement abstraction de tout ces critères. En fait, j'ai même du en oublier.



    Maintenant, si les communistes dirigeants était indéniablement des salauds, il est vrai que ce n'est pas forcément le cas du militant de base. Qui est par définition un pigeon manipulé. Et il est aussi vrai qu'a priori, Robert Hue n'est pas un monstre.



    Comme quoi, il peut arriver qu'un parti à l'origine dictatorial finisse, a force de devoir jouer le jeu de la démocratie, et après avoir refroidis son orgueille avec une longue et méritée liste de gamelles, par devenir un parti raisonnable et même acceptable. Enfin, c'est pas forcé non plus.