Perso. cela m’a donné de suite le sentiment d’une liberté d’expression vécue par procuration, sentiment confirmé par l’expression « je suis Charlie », faute de savoir faire vivre une démocratie réelle pour nos régimes politiques vieillissants.
Manifestement on est un certain nombre à partager un point de vue similaire, si j’en crois les blogs sur Mediapart, entre autres. Ça créé un certain malaise, et nous sommes beaucoup à ne pas nous reconnaître dans la manifestation de dimanche (outre la récupération politique qui en est faite).
À l’appui de cette thèse, ça a été l’occasion de rappeler l’existence de plusieurs cas de censures manifestes, explicites, et beaucoup plus systématiques (Guillon, Porte, Kempf, Mermet pour celle qui m’a le plus touché, etc.) que ce qui m’apparaît avant tout comme un acte de guerre désespéré (au mieux contre-productif, au pire sans réelle portée dans le rôle de contre-pouvoir qu’on associe à la presse). Sans compter les contraintes économiques que l’interview que vous citez rappelle.
C’est malheureux qu’il faille en arriver à de telles extrémités pour que les gens s’intéressent à la liberté d’expression. Du coup ceux qui s’intéressent au problèmes de fond s’en trouvent dégoûtés. Et au final il ne faut rien attendre de ce sursaut, pur effet de mode au final (c’est terrible de dire ça mais c’est la stricte réalité), qui retombera comme un soufflet sans que rien ne change sur le fond. L’interview que tu cites est très lucide à ce sujet, comme quoi les plus impliqués émotionnellement sont aussi capable d’avoir le recul nécessaire.
[^] # Re: Stop au "je suis charlie"
Posté par NicolasG . En réponse au journal Notepad++ est Charlie. Évalué à 9.
Perso. cela m’a donné de suite le sentiment d’une liberté d’expression vécue par procuration, sentiment confirmé par l’expression « je suis Charlie », faute de savoir faire vivre une démocratie réelle pour nos régimes politiques vieillissants.
Manifestement on est un certain nombre à partager un point de vue similaire, si j’en crois les blogs sur Mediapart, entre autres. Ça créé un certain malaise, et nous sommes beaucoup à ne pas nous reconnaître dans la manifestation de dimanche (outre la récupération politique qui en est faite).
À l’appui de cette thèse, ça a été l’occasion de rappeler l’existence de plusieurs cas de censures manifestes, explicites, et beaucoup plus systématiques (Guillon, Porte, Kempf, Mermet pour celle qui m’a le plus touché, etc.) que ce qui m’apparaît avant tout comme un acte de guerre désespéré (au mieux contre-productif, au pire sans réelle portée dans le rôle de contre-pouvoir qu’on associe à la presse). Sans compter les contraintes économiques que l’interview que vous citez rappelle.
C’est malheureux qu’il faille en arriver à de telles extrémités pour que les gens s’intéressent à la liberté d’expression. Du coup ceux qui s’intéressent au problèmes de fond s’en trouvent dégoûtés. Et au final il ne faut rien attendre de ce sursaut, pur effet de mode au final (c’est terrible de dire ça mais c’est la stricte réalité), qui retombera comme un soufflet sans que rien ne change sur le fond. L’interview que tu cites est très lucide à ce sujet, comme quoi les plus impliqués émotionnellement sont aussi capable d’avoir le recul nécessaire.