Je ne suis pas sûr que "désolante" soit le mot (je le comprend comme une sorte d'attaque contre son auteur, qui aurait mieux fait de garder ses sentiments pour lui). Elle illustre simplement une forme de déception vis-à-vis de ce qu'est Charlie Hebdo et de la profondeur du message associé. C'est le même genre de déception qu'on ressent quand on lit ce que Didier Super raconte quand on lui demande une réponse constructive : du vide et de la fuite par l'humour. Ces gars là sont des clowns un peu punks, ils font du bien par leur fraicheur et leur fausse naiveté. Ça ne veut pas dire qu'ils sont des penseurs ou des philosophes ; ils font de la provoc parce qu'ils trouvent ça marrant, mais ils ne font pas forcément de la provoc pour faire passer un message profond. Du coup, quand on a l'occasion de leur demander sérieusement de commenter le fond de leur démarche, ils n'ont rien à dire. Ça n'est pas très grave, il fallait juste être un peu con pour croire que l'anarchisme goguenard de Charlie Hebdo était basé sur des considérations politiques stables et argumentées.
Là où je trouve ça gonflé, c'est d'essayer de faire croire à tant de naïveté. Les dessins de Charlie ont déja provoqué des manifestations violentes dans certains pays ; le fait d'associer Charlie Hebdo à des considérations géopolitiques n'est pas une accusation sans fondement. C'est un fait ; même avant la semaine dernière, Charlie ne pouvait pas ignorer que ses choix éditoriaux pouvaient faire cramer des ambassades dans le monde. Peut-être auraient-ils préféré que ça ne soit pas le cas, mais nier la réalité est ridicule.
[^] # Re: Stop au "je suis charlie"
Posté par arnaudus . En réponse au journal Notepad++ est Charlie. Évalué à 10.
Je ne suis pas sûr que "désolante" soit le mot (je le comprend comme une sorte d'attaque contre son auteur, qui aurait mieux fait de garder ses sentiments pour lui). Elle illustre simplement une forme de déception vis-à-vis de ce qu'est Charlie Hebdo et de la profondeur du message associé. C'est le même genre de déception qu'on ressent quand on lit ce que Didier Super raconte quand on lui demande une réponse constructive : du vide et de la fuite par l'humour. Ces gars là sont des clowns un peu punks, ils font du bien par leur fraicheur et leur fausse naiveté. Ça ne veut pas dire qu'ils sont des penseurs ou des philosophes ; ils font de la provoc parce qu'ils trouvent ça marrant, mais ils ne font pas forcément de la provoc pour faire passer un message profond. Du coup, quand on a l'occasion de leur demander sérieusement de commenter le fond de leur démarche, ils n'ont rien à dire. Ça n'est pas très grave, il fallait juste être un peu con pour croire que l'anarchisme goguenard de Charlie Hebdo était basé sur des considérations politiques stables et argumentées.
Là où je trouve ça gonflé, c'est d'essayer de faire croire à tant de naïveté. Les dessins de Charlie ont déja provoqué des manifestations violentes dans certains pays ; le fait d'associer Charlie Hebdo à des considérations géopolitiques n'est pas une accusation sans fondement. C'est un fait ; même avant la semaine dernière, Charlie ne pouvait pas ignorer que ses choix éditoriaux pouvaient faire cramer des ambassades dans le monde. Peut-être auraient-ils préféré que ça ne soit pas le cas, mais nier la réalité est ridicule.