La sécurité des systèmes éprouvés n'est pas meilleure, et elle coûte cher : braquages de transports de fonds, vols de portefeuilles, faux TPE et DAB, etc.
Par contre c'est un système qui marche depuis quelques centaines d'année et qui sait globalement gérer les cas de conflits. D'ailleurs la plupart des processus ont été modelés bien avant l'informatique et sont donc intrinsèquement asynchrone, finalement cohérents et les interactions entre les acteurs identifiés sont connus (dont les processus de réconciliation). Généralement la disponibilité est aussi préférée à la cohérence en cas de problème en fonction du risque de fraude estimé.
Bitcoin change entièrement la donne sur tout ces points. Cela lui donne certaines propriétés qui sont, ou peuvent paraître très cool, mais globalement pour réussir à fournir les différents outils dont les gens ont besoins on se retrouve à recréer ce qui a été fait au cours des 400 dernières années avec le système que l'on cherche à remplacer. Au passage ce processus de recréation est fait aujourd'hui par des wanabee qui peuvent faire flipper techniquement et fonctionnellement (combien d'exchange se sont fait défoncés par qu'ils n'ont même pas été foutu d'implémenter la cohérence d'un retrait correctement ?)
Donc oui un nouvel outil ouvre de nouvelles possibilités, qui vont prendre très longtemps à maîtriser correctement. Généralement on est très bon a voir les quelques nouveaux usages ou la solution à un problème précis mais on oublie la richesse du domaine initial, toutes les régressions introduites et le coût total pour revenir simplement à la qualité qu'on avait avant. Sachant que Bitcoin n'est pas qu'un outil technique, l'impact en dehors d'un jouet est assez monumental.
[^] # Re: On n'apprend pas à marcher sans tomber
Posté par ckyl . En réponse au journal 4,3 millions d'euros volés à la plate-forme d'échange de bitcoins Bitstamp. Évalué à 9. Dernière modification le 10 janvier 2015 à 17:00.
Par contre c'est un système qui marche depuis quelques centaines d'année et qui sait globalement gérer les cas de conflits. D'ailleurs la plupart des processus ont été modelés bien avant l'informatique et sont donc intrinsèquement asynchrone, finalement cohérents et les interactions entre les acteurs identifiés sont connus (dont les processus de réconciliation). Généralement la disponibilité est aussi préférée à la cohérence en cas de problème en fonction du risque de fraude estimé.
Bitcoin change entièrement la donne sur tout ces points. Cela lui donne certaines propriétés qui sont, ou peuvent paraître très cool, mais globalement pour réussir à fournir les différents outils dont les gens ont besoins on se retrouve à recréer ce qui a été fait au cours des 400 dernières années avec le système que l'on cherche à remplacer. Au passage ce processus de recréation est fait aujourd'hui par des wanabee qui peuvent faire flipper techniquement et fonctionnellement (combien d'exchange se sont fait défoncés par qu'ils n'ont même pas été foutu d'implémenter la cohérence d'un retrait correctement ?)
Donc oui un nouvel outil ouvre de nouvelles possibilités, qui vont prendre très longtemps à maîtriser correctement. Généralement on est très bon a voir les quelques nouveaux usages ou la solution à un problème précis mais on oublie la richesse du domaine initial, toutes les régressions introduites et le coût total pour revenir simplement à la qualité qu'on avait avant. Sachant que Bitcoin n'est pas qu'un outil technique, l'impact en dehors d'un jouet est assez monumental.