Merci pour vos réponses.
Effectivement, la relecture du site m'a donné les réponses à mes questions.
Je dois donc vous remercier pour ce RTFM :D
Le comité d'évaluation n'est ouvert qu'aux membres de l'AFUL. Je reprends un "Troll" de Zenitram évoquant le réseau Libre-Entreprise qui "interdit à certains libristes donc d'en faire partie".
Pour le coup, en obligeant une adhésion, l'AFUL "interdit" à certains libristes de pouvoir faire partie d'un jury pluridisciplinaire chargé d'évaluer et d'instruire la qualité "Libriste" d'une entité qui fait une demande d'adhésion à une Charte.
Vous pouvez faire ce que vous voulez dans une association, c'est son règlement qui en fixe le cadre.
Mais sérieusement, moi qui suis de confession Catholique, ce concept de Label me fais largement penser à la période la plus noire de ma religion : l'inquisition. Est-il bien sérieux de faire une chasse aux sorcières ?
La question sous-jacente est que "en évoquant un label des entreprises Libristes, ne risque t'on pas au contraire d'alimenter un discrédit sur nos entreprises ?"
Au sujet du choix d'un prestataire spécialisé dans le libre :
Je suis d'accord avec le fait que les entreprises se tournent vers leurs prestataires usuels pour répondre à leur besoin.
Le fait qu'on dispense du logiciel Libre ne changera rien à cet état de fait.
Le client a un besoin, une problématique et tente d'y répondre. Que le prestataire le fasse avec des logiciels libres ou pas, la plupart des clients s'en foutent pas mal. Informer les prestataires des outils que l'on peut utiliser en lieu et place de solutions privatrices serait davantage intéressant.
Mes clients savent pertinemment que je fais du Libre. Dans mon département, je dois presque être le seul a revendiquer que je n'intègre que des logiciels Libres dans mes prestations. Je dispenses des cours "système et réseau" exclusivement sur plate-forme Linux dans une école qui prône l'usage des technologies privatrices. Cette école est fondée par la chambre de commerce (CCI), et mon entreprise est adhérente d'une technopole mettant en avant l'innovation et la technologie.
Si une entreprise du coin a un projet d'intégration de logiciel libre, à mon humble avis, elle sait qui contacter, sinon c'est qu'elle n'est pas tellement motivée par le sujet du Libre.
Pourtant, je reçois rarement des demandes explicites en ce sens. L'AFUL reconnait qu'elle n'a pas de demande « régulière » de prospects qui cherchent un fournisseur de Libre. Les entreprises ont confiance dans leur prestataire usuel, c'est bien normal. Donc, à quelques exceptions près, le label OFFRE-LIBRE concerne davantage les entreprises de services en informatique qui ne savent pas où trouver des spécialistes du Libre plutôt que les usagers finaux.
Les 3/4 des demandes de nouveaux clients concernent une recherche d'économie en utilisant un logiciel Libre. Or, sur une prestation "One Shot" d'installation, le logiciel Libre ne permet pas des économies puisqu'il s'agit de prestations de services. Ayant les mêmes charges de fonctionnement que toutes les autres entreprises de services en quoi mes prestations seraient-elles "radicalement" moins chères que celles de mes concurrents ?
OFFRE-LIBRE permettrait de mettre en avant les entités qui dispensent du "vrai" libre qualitatif.
Mais ce concept là n’émane que de la part d'entreprises déjà spécialistes du domaine.
Le client final, celui qui a un simple besoin informatique n'a même pas notion qu'il puisse y avoir "des bons ou des mauvais chasseurs" (Galinette cendrée). Le client qui est dans une démarche de recherche d'indépendance informatique a déjà un réseau d'entreprise spécialisées dans le Libre. Effectivement, toutes ne se valent pas, mais c'est bien là le concept de la concurrence.
=> Le fond du problème c'est de savoir "en quoi le label OFFRE-LIBRE va apporter une valeur ajoutée ou bien une visibilité pour les prestations de mon entreprise" ?
[^] # Re: Participer à l'élaboration d'une charte filtrant l'ivraie du grain
Posté par marcori . En réponse à la dépêche Création par l'Aful de OFFRE LIBRE, la marque de la liberté. Évalué à 3.
Bonjour,
Merci pour vos réponses.
Effectivement, la relecture du site m'a donné les réponses à mes questions.
Je dois donc vous remercier pour ce RTFM :D
Vous pouvez faire ce que vous voulez dans une association, c'est son règlement qui en fixe le cadre.
Mais sérieusement, moi qui suis de confession Catholique, ce concept de Label me fais largement penser à la période la plus noire de ma religion : l'inquisition. Est-il bien sérieux de faire une chasse aux sorcières ?
La question sous-jacente est que "en évoquant un label des entreprises Libristes, ne risque t'on pas au contraire d'alimenter un discrédit sur nos entreprises ?"
Je suis d'accord avec le fait que les entreprises se tournent vers leurs prestataires usuels pour répondre à leur besoin.
Le fait qu'on dispense du logiciel Libre ne changera rien à cet état de fait.
Le client a un besoin, une problématique et tente d'y répondre. Que le prestataire le fasse avec des logiciels libres ou pas, la plupart des clients s'en foutent pas mal. Informer les prestataires des outils que l'on peut utiliser en lieu et place de solutions privatrices serait davantage intéressant.
Mes clients savent pertinemment que je fais du Libre. Dans mon département, je dois presque être le seul a revendiquer que je n'intègre que des logiciels Libres dans mes prestations. Je dispenses des cours "système et réseau" exclusivement sur plate-forme Linux dans une école qui prône l'usage des technologies privatrices. Cette école est fondée par la chambre de commerce (CCI), et mon entreprise est adhérente d'une technopole mettant en avant l'innovation et la technologie.
Si une entreprise du coin a un projet d'intégration de logiciel libre, à mon humble avis, elle sait qui contacter, sinon c'est qu'elle n'est pas tellement motivée par le sujet du Libre.
Pourtant, je reçois rarement des demandes explicites en ce sens. L'AFUL reconnait qu'elle n'a pas de demande « régulière » de prospects qui cherchent un fournisseur de Libre. Les entreprises ont confiance dans leur prestataire usuel, c'est bien normal. Donc, à quelques exceptions près, le label OFFRE-LIBRE concerne davantage les entreprises de services en informatique qui ne savent pas où trouver des spécialistes du Libre plutôt que les usagers finaux.
Les 3/4 des demandes de nouveaux clients concernent une recherche d'économie en utilisant un logiciel Libre. Or, sur une prestation "One Shot" d'installation, le logiciel Libre ne permet pas des économies puisqu'il s'agit de prestations de services. Ayant les mêmes charges de fonctionnement que toutes les autres entreprises de services en quoi mes prestations seraient-elles "radicalement" moins chères que celles de mes concurrents ?
OFFRE-LIBRE permettrait de mettre en avant les entités qui dispensent du "vrai" libre qualitatif.
Mais ce concept là n’émane que de la part d'entreprises déjà spécialistes du domaine.
Le client final, celui qui a un simple besoin informatique n'a même pas notion qu'il puisse y avoir "des bons ou des mauvais chasseurs" (Galinette cendrée). Le client qui est dans une démarche de recherche d'indépendance informatique a déjà un réseau d'entreprise spécialisées dans le Libre. Effectivement, toutes ne se valent pas, mais c'est bien là le concept de la concurrence.
=> Le fond du problème c'est de savoir "en quoi le label OFFRE-LIBRE va apporter une valeur ajoutée ou bien une visibilité pour les prestations de mon entreprise" ?