Heu, travaillant un peu dans ce milieu, c'est une vision très optimiste que tu développe. Je vois passer des choses développées sur des usines à gaz java/tomcat/whatelse par des prestataires qui ont juste le temps de livrer le truc avant de faire faillite qui sont pas du tout optimisé. Certes, ça tourne sur des clouds IaaS dans des datacenter en Free Cooling, mais vu comment c'est foutu, faut bien plus de ressources que nécessaire pour faire tourner le bazar. Le problème, comme tu le dit, c'est que c'est optimisé pour des raisons essentiellement monétaires, y compris au niveau du développement des projets. Et cela peut avoir des effet pervers. Étant donné que le coût de déploiement d'une nouvelle plateforme dans un environnement fortement automatisé et hautement disponible est plus bas, il y a aussi une tendance à régler les problèmes de capacité en rajoutant du hardware, plutôt qu'à coup de matière grise.
Certes, il y a une pression plus forte sur la ressource énergétique qu'il y a quelques dizaines d'années, et d'une certaine façon, ça va dans le bon sens, mais si on creuse, on est encore loin du compte.
De tout façon, c'est un problème a prendre de façon globale, et si l'utilisateur, comme dans le cas de l'auteur du journal, a déjà conscience du problème de son impact sur l'environnement sans se réfugier derrière l'idée que son fournisseur de services gère cela sûrement mieux que lui et qu'il n'a pas se casser la tête avec ça, c'est déjà très bien, car c'est une pression de plus, et pas des moindres sur les dits fournisseurs, car au final, c'est lui qui les paye, les services.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Amazon, Azure, Google, ...
Posté par Big Pete . En réponse au journal I had a dream : des pingouins verts !. Évalué à 10.
Heu, travaillant un peu dans ce milieu, c'est une vision très optimiste que tu développe. Je vois passer des choses développées sur des usines à gaz java/tomcat/whatelse par des prestataires qui ont juste le temps de livrer le truc avant de faire faillite qui sont pas du tout optimisé. Certes, ça tourne sur des clouds IaaS dans des datacenter en Free Cooling, mais vu comment c'est foutu, faut bien plus de ressources que nécessaire pour faire tourner le bazar. Le problème, comme tu le dit, c'est que c'est optimisé pour des raisons essentiellement monétaires, y compris au niveau du développement des projets. Et cela peut avoir des effet pervers. Étant donné que le coût de déploiement d'une nouvelle plateforme dans un environnement fortement automatisé et hautement disponible est plus bas, il y a aussi une tendance à régler les problèmes de capacité en rajoutant du hardware, plutôt qu'à coup de matière grise.
Certes, il y a une pression plus forte sur la ressource énergétique qu'il y a quelques dizaines d'années, et d'une certaine façon, ça va dans le bon sens, mais si on creuse, on est encore loin du compte.
De tout façon, c'est un problème a prendre de façon globale, et si l'utilisateur, comme dans le cas de l'auteur du journal, a déjà conscience du problème de son impact sur l'environnement sans se réfugier derrière l'idée que son fournisseur de services gère cela sûrement mieux que lui et qu'il n'a pas se casser la tête avec ça, c'est déjà très bien, car c'est une pression de plus, et pas des moindres sur les dits fournisseurs, car au final, c'est lui qui les paye, les services.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.