Tor présente certaines vulnérabilités qui ne sont pas cachées ; il suffit de lire le blog du projet tor pour s'en convaincre. La dernière en date parle d'une vulnérabilité au niveau des serveurs Directory authorities
Pour ma part, j'ai une confiance totale dans le projet tor car bien que financer en partie par le gouvernement américain, le code est libre et donc beaucoup de gens peuvent regarder le code et c'est ce qui est fait. Autre point, tor est développé en partie par Jacob Appelbaum qui a régulièrement des problèmes avec les autorités américaines lorsqu'il passe la frontière (voir le livre d'Assange). Bref, le code est libre et ça semble une garantie suffisante pour vérifier que la NSA n'y a pas un accès caché (jusqu'à preuve du contraire).
Concernant l'article du Monde, il ne fait que retranscrire l'article de Der Spiegel bien plus précis et complet. Par exemple, lemonde.fr indique que Tails résiste à la NSA alors que le Spiegel n'en parle pas ... Même chose pour les connexions https « cassées ». Le Spiegel indique
The intelligence services are particularly interested in the moment when a user types his or her password. By the end of 2012, the system was supposed to be able to "detect the presence of at least 100 password based encryption applications" in each instance some 20,000 times a month.
For its part, Britain's GCHQ collects information about encryption using the TLS and SSL protocols—the protocols https connections are encrypted with—in a database called "FLYING PIG." The British spies produce weekly "trends reports" to catalog which services use the most SSL connections and save details about those connections. Sites like Facebook, Twitter, Hotmail, Yahoo and Apple's iCloud service top the charts, and the number of catalogued SSL connections for one week is in the many billions—for the top 40 sites alone.
ce qui veut dire dans les grandes lignes que la NSA cherche à casser le chiffrement lors de l'envoi des mots de passe. De son côté le GCHQ recense quels sites utilisent le plus https. Bref, c'est pas comme si le https était inefficace. Bon cela dit, les données datent de courant 2012, donc on peut supposer qu'ils se sont améliorés depuis.
Enfin pour finir, il faut quand même préciser que parmi les outils qui posent le plus de problèmes à la NSA, on trouve les logiciels libres suivants : PGP, les protocoles ZRTP, OTR ou encore feu TrueCrypt. Bref, c'est une belle preuve de la fiabilité de la sécurité offerte par le logiciel libre.
# Compléments
Posté par pamputt . En réponse au journal tor et la nsa. Évalué à 8.
Tor présente certaines vulnérabilités qui ne sont pas cachées ; il suffit de lire le blog du projet tor pour s'en convaincre. La dernière en date parle d'une vulnérabilité au niveau des serveurs Directory authorities
Pour ma part, j'ai une confiance totale dans le projet tor car bien que financer en partie par le gouvernement américain, le code est libre et donc beaucoup de gens peuvent regarder le code et c'est ce qui est fait. Autre point, tor est développé en partie par Jacob Appelbaum qui a régulièrement des problèmes avec les autorités américaines lorsqu'il passe la frontière (voir le livre d'Assange). Bref, le code est libre et ça semble une garantie suffisante pour vérifier que la NSA n'y a pas un accès caché (jusqu'à preuve du contraire).
Concernant l'article du Monde, il ne fait que retranscrire l'article de Der Spiegel bien plus précis et complet. Par exemple, lemonde.fr indique que Tails résiste à la NSA alors que le Spiegel n'en parle pas ... Même chose pour les connexions https « cassées ». Le Spiegel indique
ce qui veut dire dans les grandes lignes que la NSA cherche à casser le chiffrement lors de l'envoi des mots de passe. De son côté le GCHQ recense quels sites utilisent le plus https. Bref, c'est pas comme si le https était inefficace. Bon cela dit, les données datent de courant 2012, donc on peut supposer qu'ils se sont améliorés depuis.
Enfin pour finir, il faut quand même préciser que parmi les outils qui posent le plus de problèmes à la NSA, on trouve les logiciels libres suivants : PGP, les protocoles ZRTP, OTR ou encore feu TrueCrypt. Bref, c'est une belle preuve de la fiabilité de la sécurité offerte par le logiciel libre.