Tu as des preuves ? Parce que Open Access, c'est juste un mode de publication où tu (le ou les auteurs) paies pour pouvoir donner accès gratuitement aux lecteurs, car tu estimes que ta recherche devrait être rendue publique1. Bref d'un côté tu as les publications « fermées », où tu dois abandonner ton copyright et laisser l'éditeur gagner des sous en vendant des copies des actes de la conférence/du journal, ou du papier à l'unité. De l'autre tu as l'éditeur qui gagne des sous car les auteurs sont prêts à payer pour que la publication ne soit pas séquestrée derrière un « paywall ».
Le fait qu'une publication soit Open Access ou pas n'a absolument aucune incidence sur la qualité de la publication. Le fait qu'il y ait un comité de lecture est le minimum pour garantir un minimum de sérieux, mais évidemment il faut espérer qu'il n'y ait pas de copinage. Et là, il n'y a aucune garantie, sauf pour les plus grosses conférences et journaux qui ont accumulés un tel prestige qu'il serait dommageable pour leur image de publier quelque chose de médiocre. Encore une fois, je ne vois pas ce que le fait d'être Open Access ou pas change à ça.
Par contre, mon expérience en tant qu'auteur et relecteur est que (au moins dans mon domaine), il n'y a que rarement complaisance pour un papier. J'ai déjà vu un papier médiocre accepté de justesse, pas à cause de la qualité du papier (qui était fortement améliorable, même s'il y avait déjà des résultats reproductibles), mais que parce que le chef du comité de relecture pensait que le sujet était important et pas assez abordé dans le domaine (voire pas du tout). J'ai aussi vu le cas contraire : un papier qui proposait une recherche très intéressante, avec théorèmes prouvés, résultats expérimentaux, etc., mais que le chef de comité a refusé car l'article ne faisait aucun effort pour être tourné de façon à ce qu'il respecte le thème de la conférence.
Par exemple, parce que les fonds qui te financent sont publics, que le processus de vérification est déjà principalement bénévole, y compris pour la vérification de typos, erreurs de grammaire, etc., et que donc l'éditeur, s'il a bien un réel rôle pour agréger/concaténer les papiers et générer les différentes tables des matières, etc., a malgré tout son travail mâché en grande partie. ↩
[^] # Re: Scientifique ?
Posté par lasher . En réponse au journal Word vs TeX. Évalué à 6.
Tu as des preuves ? Parce que Open Access, c'est juste un mode de publication où tu (le ou les auteurs) paies pour pouvoir donner accès gratuitement aux lecteurs, car tu estimes que ta recherche devrait être rendue publique1 . Bref d'un côté tu as les publications « fermées », où tu dois abandonner ton copyright et laisser l'éditeur gagner des sous en vendant des copies des actes de la conférence/du journal, ou du papier à l'unité. De l'autre tu as l'éditeur qui gagne des sous car les auteurs sont prêts à payer pour que la publication ne soit pas séquestrée derrière un « paywall ».
Le fait qu'une publication soit Open Access ou pas n'a absolument aucune incidence sur la qualité de la publication. Le fait qu'il y ait un comité de lecture est le minimum pour garantir un minimum de sérieux, mais évidemment il faut espérer qu'il n'y ait pas de copinage. Et là, il n'y a aucune garantie, sauf pour les plus grosses conférences et journaux qui ont accumulés un tel prestige qu'il serait dommageable pour leur image de publier quelque chose de médiocre. Encore une fois, je ne vois pas ce que le fait d'être Open Access ou pas change à ça.
Par contre, mon expérience en tant qu'auteur et relecteur est que (au moins dans mon domaine), il n'y a que rarement complaisance pour un papier. J'ai déjà vu un papier médiocre accepté de justesse, pas à cause de la qualité du papier (qui était fortement améliorable, même s'il y avait déjà des résultats reproductibles), mais que parce que le chef du comité de relecture pensait que le sujet était important et pas assez abordé dans le domaine (voire pas du tout). J'ai aussi vu le cas contraire : un papier qui proposait une recherche très intéressante, avec théorèmes prouvés, résultats expérimentaux, etc., mais que le chef de comité a refusé car l'article ne faisait aucun effort pour être tourné de façon à ce qu'il respecte le thème de la conférence.
Par exemple, parce que les fonds qui te financent sont publics, que le processus de vérification est déjà principalement bénévole, y compris pour la vérification de typos, erreurs de grammaire, etc., et que donc l'éditeur, s'il a bien un réel rôle pour agréger/concaténer les papiers et générer les différentes tables des matières, etc., a malgré tout son travail mâché en grande partie. ↩