« Justement parce que l'application de l'adjectif "libre" au domaine informatique a une signification loin d'etre évidente en français (libre de quoi ?) »
Il n'y a pas que « libre de ... ». Les définitions FSF/OSI font référence aux libertés de l'utilisateur. Mais on peut très bien prendre certaines définition de « libre » en français, et les utiliser pour qualifier le logiciel (et non l'utilisateur). Comme par magie, il y en a quand même une ou deux qui conviennent (ça peut laisser des ambiguïtés, mais pas plus qu'avec l'adjectif français dans d'autres utilisations). Ce qui est suffisant. Le seul problème du terme libre, c'est le grand nombre de définitions existantes. Il n'y pas que dans le cas du logiciel que le manque d'une référence précise à l'une d'entre elles apparait.
« Sans compter que leur définition s'appliquent aux programmes informatiques et pas aux formats. »
Ce n'est pas vraiment un problème. En tous cas ça n'en a pas posé pour ceux qui ont voulu faire de l'art libre, des documents libres, etc. On peut utiliser les définitions pour tout ce qui peut exister sous forme numérique. Mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus pertinent pour les formats, pour eux il faudrait quelque chose se définissant comme libre par opposition aux brevets, pas seulement au copyright restrictif.
« Ces trois définitions n'en sont en fait pas, ce sont clairement plus des sortes de marques et certification. »
On pourrait en dire autant de bien des définitions alors. Les définitions sont là pour aider dans la pratique, mais l'idée est bien plus simple. L'idée est essentiellement une abolition de propriété. Les définitions ne font que donner des précisions, indiquent ce que ça signifie par rapport au copyright par défaut. Puis les licences sont le support légal nécessaire. Mais le terme libre, dans le logiciel, correspond à la définition du français où il est quasiment synonyme de « public ».
« Il ne suffit pas de prendre un mot et lui accoler un sens pour définir un terme existant de la langue courante. L'avantage avec libre c'est que dans la langue courante ca ne veut effectivement pas dire grand chose »
Bah, ça c'est lié au terme, mais c'est un problème qu'on ne trouve pas que dans le cas du logiciel. Certaines définitions du mot français peuvent apparaître contradictoires. Mais surtout je ne vois pas quel meilleur terme utiliser, ni pourquoi en inventer un aurait été préférable. Public ou communautaire sont dans l'idée, mais un peu trop trompeurs. Je trouve que libre, étant vaste, convient mieux.
« à noter qu'il n'y a pas libre dans le tas car son application aux logiciels me parait clairement floue si on se contente du francais) »
Je pense qu'il faut suivre une démarche inverse. Tu pars de « logiciel libre » comme si tu ne connaissais que le sens de logiciel, et tu fais comme s'il fallait comprendre le sens de « logiciel libre » à partir des définitions de libre existantes (comme si ça devait correspondre à la plupart des définitions). Je pense que les emplois du mot libre, les ajouts, et le cas particulier du logiciel, partent au contraire d'une idée sur laquelle on cherche à coller un adjectif. L'idée, on l'a en tête, mais on n'a pas encore le mot. Juste le nom auquel il s'applique, logiciel. Si on cherche parmi les adjectifs existants, libre est un candidat qui propose une ou deux définitions convenables (ou un mélange de deux d'entre elles, je m'étais amusé à regarder ça). Et là on ne cherche pas à correspondre à tous les sens, on prend juste une définition suffisamment proche. En particulier, il y en a une qui fait référence à l'idée de public (mais pas au sens étatique), et une autre à l'absence d'autorité. Bien sûr il faut un peu d'interprétation par dessus, mais pas plus que dans d'autres emplois.
[^] # Re: Microsoft tente de déstabiliser le MPEG-4
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Microsoft tente de déstabiliser le MPEG-4. Évalué à 1.
Il n'y a pas que « libre de ... ». Les définitions FSF/OSI font référence aux libertés de l'utilisateur. Mais on peut très bien prendre certaines définition de « libre » en français, et les utiliser pour qualifier le logiciel (et non l'utilisateur). Comme par magie, il y en a quand même une ou deux qui conviennent (ça peut laisser des ambiguïtés, mais pas plus qu'avec l'adjectif français dans d'autres utilisations). Ce qui est suffisant. Le seul problème du terme libre, c'est le grand nombre de définitions existantes. Il n'y pas que dans le cas du logiciel que le manque d'une référence précise à l'une d'entre elles apparait.
« Sans compter que leur définition s'appliquent aux programmes informatiques et pas aux formats. »
Ce n'est pas vraiment un problème. En tous cas ça n'en a pas posé pour ceux qui ont voulu faire de l'art libre, des documents libres, etc. On peut utiliser les définitions pour tout ce qui peut exister sous forme numérique. Mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus pertinent pour les formats, pour eux il faudrait quelque chose se définissant comme libre par opposition aux brevets, pas seulement au copyright restrictif.
« Ces trois définitions n'en sont en fait pas, ce sont clairement plus des sortes de marques et certification. »
On pourrait en dire autant de bien des définitions alors. Les définitions sont là pour aider dans la pratique, mais l'idée est bien plus simple. L'idée est essentiellement une abolition de propriété. Les définitions ne font que donner des précisions, indiquent ce que ça signifie par rapport au copyright par défaut. Puis les licences sont le support légal nécessaire. Mais le terme libre, dans le logiciel, correspond à la définition du français où il est quasiment synonyme de « public ».
« Il ne suffit pas de prendre un mot et lui accoler un sens pour définir un terme existant de la langue courante. L'avantage avec libre c'est que dans la langue courante ca ne veut effectivement pas dire grand chose »
Bah, ça c'est lié au terme, mais c'est un problème qu'on ne trouve pas que dans le cas du logiciel. Certaines définitions du mot français peuvent apparaître contradictoires. Mais surtout je ne vois pas quel meilleur terme utiliser, ni pourquoi en inventer un aurait été préférable. Public ou communautaire sont dans l'idée, mais un peu trop trompeurs. Je trouve que libre, étant vaste, convient mieux.
« à noter qu'il n'y a pas libre dans le tas car son application aux logiciels me parait clairement floue si on se contente du francais) »
Je pense qu'il faut suivre une démarche inverse. Tu pars de « logiciel libre » comme si tu ne connaissais que le sens de logiciel, et tu fais comme s'il fallait comprendre le sens de « logiciel libre » à partir des définitions de libre existantes (comme si ça devait correspondre à la plupart des définitions). Je pense que les emplois du mot libre, les ajouts, et le cas particulier du logiciel, partent au contraire d'une idée sur laquelle on cherche à coller un adjectif. L'idée, on l'a en tête, mais on n'a pas encore le mot. Juste le nom auquel il s'applique, logiciel. Si on cherche parmi les adjectifs existants, libre est un candidat qui propose une ou deux définitions convenables (ou un mélange de deux d'entre elles, je m'étais amusé à regarder ça). Et là on ne cherche pas à correspondre à tous les sens, on prend juste une définition suffisamment proche. En particulier, il y en a une qui fait référence à l'idée de public (mais pas au sens étatique), et une autre à l'absence d'autorité. Bien sûr il faut un peu d'interprétation par dessus, mais pas plus que dans d'autres emplois.