Je doute très fort d'un complot des grands méchants qui ne donne "pas le droit" de chercher sur ce thème.
Je pense que l'explication est bien plus simple: on a des budgets limités et on préfère investir dans des expériences qui garantissent bien plus un réel avancement de la science.
Ahhhhhh, la réponse classique "meuh non, c'est de la théorie du complot".
Le problème, c'est que tu me classes parmi les complotistes et tu te positionnes donc comme "anti-complotiste".
Je t'invite à lire la papier de Frédérique Lordon sur le conspirationnisme : en gros croire aux gros méchants, est certes débile, mais croire que personne ne tire la couverture à soi en tant que groupe informel constitué, est du bisounoursisme coupable. Mais Lordon l'explique mieux que moi.
Je ne vois pas ça comme ça : il y a des causes structurelles, et d'authentique refus de se lancer dans un processus révolutionnaire, mais avec en réalité pas mal de bonnes intentions.
Causes structurelles
La structure du système scientifique n'a pas seulement pour tendance heuristique de sélectionner les meilleur, mais sélectionne aussi les apparatchiks (je connais par exemple un type qui a eu un poste au LORIA grâce a des recherches qu'il n'a pas faite et depuis il n'a rien trouvé).
Du coup, ce qui contrevient à la théorie, et à l'ordre, contrevient aux positions de pouvoir des gens en place.
Ce n'est pas une histoire de méchant.
L'Homme est un singe, et en tant que singe a tendance à sauvegarder une structure pyramidale du groupe et donc de la société. La structure de la société humaine n'est que la version complexe de la structure du groupe chez le chimpanzé.
Ainsi, les conseillers du pouvoir, qui le plus souvent sont des littéraires, n'iront jamais défendre ce genre de théories, soit parce qu'ils les connaissent pas, soit parce que les hiérarques scientifiques la rejetant, il ne lui accorde pas de crédit.
Bonnes intentions
On en vient aux bonnes intentions.
Parmi les hiérarques qui pourraient reconnaitre avec lucidité que ces expériences fonctionnent, la responsabilité leur incombe de ne pas casser la fragile structure sociale de la société.
Imagine, tu es le président de Total (paix à son âme), tu as la possibilité de développer la fusion froide. Imagines les conséquences : qu'est-ce que tu vas faire de tous les ingénieurs, tous les employés ? Imagine la situation de tous ces gens que tu vas devoir virer, qui ont un travail, un métier et qui vont se retrouver sans rien !
C'est toute une structure où le changement est tellement énorme et grave que cela met en péril la cohésion sociale de la société.
En cela, le comportement des "méchants" comme tu dis, est en fait plutôt sein.
Je me demande si je ne ferais pas pareil à leur place, tellement le bordel que ça pourrait créer serait dangereux pour notre civilisation dont on se demande comment elle peu absorber le choc..
La fusion froide semble n'avoir aucune piste théorique qui peuvent servir d'hypothèses pour comprendre les observations. Du coup, une nouvelle expérience ressemble à taper au hasard dans l'espace de phase pour voir si par chance, il n'y a pas là un truc non prédit qui donnerait un indice.
Parallèlement à ça, on a des expériences qui arrivent avec 2 hypothèses contradictoires et qui proposent de rejeter définitivement au moins une des deux.
Dans ce cas, c'est évident qu'on va dépenser pour la deuxième.
Les expérience de la fusion froide sera sans doute tout autant financée quand la théorie suivra, et entre temps, trouver un budget de recherche théorique n'est pas compliqué.
Je suis d'accord.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker
[^] # Re: Fusion froide : vraiment ?
Posté par Ontologia (site web personnel) . En réponse au journal Journal Bookmark #2. Évalué à 1.
Ahhhhhh, la réponse classique "meuh non, c'est de la théorie du complot".
Le problème, c'est que tu me classes parmi les complotistes et tu te positionnes donc comme "anti-complotiste".
Je t'invite à lire la papier de Frédérique Lordon sur le conspirationnisme : en gros croire aux gros méchants, est certes débile, mais croire que personne ne tire la couverture à soi en tant que groupe informel constitué, est du bisounoursisme coupable. Mais Lordon l'explique mieux que moi.
Je ne vois pas ça comme ça : il y a des causes structurelles, et d'authentique refus de se lancer dans un processus révolutionnaire, mais avec en réalité pas mal de bonnes intentions.
Causes structurelles
La structure du système scientifique n'a pas seulement pour tendance heuristique de sélectionner les meilleur, mais sélectionne aussi les apparatchiks (je connais par exemple un type qui a eu un poste au LORIA grâce a des recherches qu'il n'a pas faite et depuis il n'a rien trouvé).
Du coup, ce qui contrevient à la théorie, et à l'ordre, contrevient aux positions de pouvoir des gens en place.
Ce n'est pas une histoire de méchant.
L'Homme est un singe, et en tant que singe a tendance à sauvegarder une structure pyramidale du groupe et donc de la société. La structure de la société humaine n'est que la version complexe de la structure du groupe chez le chimpanzé.
Ainsi, les conseillers du pouvoir, qui le plus souvent sont des littéraires, n'iront jamais défendre ce genre de théories, soit parce qu'ils les connaissent pas, soit parce que les hiérarques scientifiques la rejetant, il ne lui accorde pas de crédit.
Bonnes intentions
On en vient aux bonnes intentions.
Parmi les hiérarques qui pourraient reconnaitre avec lucidité que ces expériences fonctionnent, la responsabilité leur incombe de ne pas casser la fragile structure sociale de la société.
Imagine, tu es le président de Total (paix à son âme), tu as la possibilité de développer la fusion froide. Imagines les conséquences : qu'est-ce que tu vas faire de tous les ingénieurs, tous les employés ? Imagine la situation de tous ces gens que tu vas devoir virer, qui ont un travail, un métier et qui vont se retrouver sans rien !
C'est toute une structure où le changement est tellement énorme et grave que cela met en péril la cohésion sociale de la société.
En cela, le comportement des "méchants" comme tu dis, est en fait plutôt sein.
Je me demande si je ne ferais pas pareil à leur place, tellement le bordel que ça pourrait créer serait dangereux pour notre civilisation dont on se demande comment elle peu absorber le choc..
Je suis d'accord.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker