J'ai arrêté de lire dès la section sur l'AMI, en 2.4.4.1. Si cette auto-défense passe par la manipulation, l'insinuation et l'amalgame, alors je m'en passerai.
Déjà, dans les pages précédentes, j'ai été plutôt agacé que l'auteur cite des chiffres sans mentionner les études qui les auraient produits. Il colle aussi un sens plus que douteux sur un écart de 2 % qui relève très certainement de l'intervalle d'incertitude (p. 5, qui plus est sur un sous-échantillon).
La forme du texte me donne la nausée. D'un côté : « comme Dracula », le « projet des Maîtres », « cet AMI qui nous voulait du mal », la « servilité des médias, propriétés des puissants ». Et le pendant manichéen : « fulgurantes analyses de l'AMI », « légitimes inquiétudes chez les citoyens », « qui se mobilisent de manière exemplaire ». Les grands méchants contre le gentil peuple uni.
Le reste est pour le moins maladroit, et à mon avis manipulateur.
Pour illustrer le traitement de l'AMI, il choisit un échantillon de journaux, sans les mentionner ni même les dénombrer, mais en excluant un grand journal. Comment justifier ce choix ?
10 articles sur le sujet, dans les 7 mois suivant juin 97, lui semblent trop peu, et preuve de servilité. Sur quel critère ?
Pourquoi choisir une période commençant au 1er juin, plusieurs mois après les fuites sur le dossier AMI ?
Il admet ne pas s'intéresser au contenu et à la taille des articles. Est-ce bien sérieux ?
Il compare les articles médiatiques sur l'AMI et Céline Dion pour montrer que le premier est un sujet dissimulé. Ne faudrait-il pas comparer avec un sujet de la même catégorie (politique internationale ou économie) ?
Si les journaux ont servilement publié surtout des articles favorables à l'AMI, pourquoi ont-ils publié des lettres ouvertes de citoyens qui y sont hostiles ?
Et pour finir sur la forme, pourquoi qualifie-t-il les opposants de citoyens quand il appelle les partisans des gens ?
[^] # Re: Petit manuel d'auto-défense intellectuelle
Posté par rogo . En réponse à la dépêche Comment réfuter. Évalué à 4.
J'ai arrêté de lire dès la section sur l'AMI, en 2.4.4.1. Si cette auto-défense passe par la manipulation, l'insinuation et l'amalgame, alors je m'en passerai.
Déjà, dans les pages précédentes, j'ai été plutôt agacé que l'auteur cite des chiffres sans mentionner les études qui les auraient produits. Il colle aussi un sens plus que douteux sur un écart de 2 % qui relève très certainement de l'intervalle d'incertitude (p. 5, qui plus est sur un sous-échantillon).
La forme du texte me donne la nausée. D'un côté : « comme Dracula », le « projet des Maîtres », « cet AMI qui nous voulait du mal », la « servilité des médias, propriétés des puissants ». Et le pendant manichéen : « fulgurantes analyses de l'AMI », « légitimes inquiétudes chez les citoyens », « qui se mobilisent de manière exemplaire ». Les grands méchants contre le gentil peuple uni.
Le reste est pour le moins maladroit, et à mon avis manipulateur.