Le vote électronique n'intéresse que lors des élections, le reste du temps, tout le monde s'en fiche.
Le vote électronique à l'UMP, c'est un sujet porteur en ce moment, tous les journalistes en parlent, ils cherchent des gens à interviewer, et les titres sont ravageurs (même le Figaro c'est dire).
Rien de bien nouveau pour qui suit le sujet : on ne sait toujours pas réunir les trois critères « explicable totalement à chaque électeur »/« bulletin secret »/« possibilité de vérifier la sincérité ». On abandonne donc le « explicable à tous », on dit aux électeurs UMP « c'est de l'informatique civilisée, y a du chiffrement, c'est compliqué mais ça va marcher » et « faites confiance aux intermédiaires ». Ça relève de la confiance et/ou de la foi, mais pas du contrôle par l'électeur (ou d'une démarche scientifique). Et vu l'historique de l'UMP (ou des autres partis politiques) en matière de fraude et de contestation, la confiance ne semble pas être là. Ensuite personne n'aura d'éléments pour contester (à tort ou à raison), sauf gros soucis évidents, comme d'habitude. Et le fait d'avoir du vote par internet rend possible la perturbation par des gens extérieurs au scrutin.
# Résumé
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal Le début de la fin du vote électronique. Évalué à 10.
Sujet à la mode
Le vote électronique n'intéresse que lors des élections, le reste du temps, tout le monde s'en fiche.
Le vote électronique à l'UMP, c'est un sujet porteur en ce moment, tous les journalistes en parlent, ils cherchent des gens à interviewer, et les titres sont ravageurs (même le Figaro c'est dire).
Ce scrutin en particulier
Rien de bien nouveau pour qui suit le sujet : on ne sait toujours pas réunir les trois critères « explicable totalement à chaque électeur »/« bulletin secret »/« possibilité de vérifier la sincérité ». On abandonne donc le « explicable à tous », on dit aux électeurs UMP « c'est de l'informatique civilisée, y a du chiffrement, c'est compliqué mais ça va marcher » et « faites confiance aux intermédiaires ». Ça relève de la confiance et/ou de la foi, mais pas du contrôle par l'électeur (ou d'une démarche scientifique). Et vu l'historique de l'UMP (ou des autres partis politiques) en matière de fraude et de contestation, la confiance ne semble pas être là. Ensuite personne n'aura d'éléments pour contester (à tort ou à raison), sauf gros soucis évidents, comme d'habitude. Et le fait d'avoir du vote par internet rend possible la perturbation par des gens extérieurs au scrutin.