Les livres pour l'instant ne sont pas concernés par le p2p.
j'ai bien peur que tu aies tort, expérience personnelle à l'appui. les livres sont aujourd'hui assez couramment "piratés" sur p2p ou encore plus simplement sur le web. c'est ma copine qui m'a montré ça, moi j'y croyais pas non plus !
Je ne range pas le logiciel dans la culture.
puis Pour les jeux vidéos, c'est en débat actuellement.
bon, déjà, tu distingues les deux, c'est un peu un grand écart, vu qu'on trouve assez souvent des simulateurs de vol dans des tableurs, ou des flippers dans des traitements de texte...
de plus, qui a dit que les redevances perçues sur les réseaux p2p devait se limiter aux oeuvres artistiques ? dans le débat actuel, en toute justesse, cela devrait concerner toutes les oeuvres de l'esprit "parfaitement copiables" de manière numérique et donc à même de transiter par les réseaux p2p, et donc, bien évidemment, les logiciels. En tous cas je suis prêt à parier qu'on verra la revendication (ou quelque chose dans le gout) arriver de Seattle ou autre, à moins que Palladium....
bon, tout ça, ce sont finalement des points presque de détail, mais qui ont leur importance. on va en rajouter une couche:
un certain nombre d'artistes (écrivains, chanteurs, essayistes, etc.) ont d'ores et déjà commencé à diffuser gratuitement leurs oeuvres sur internet, et on les trouve via un site web ad-hoc, ou via p2p.
au nom de quoi le moindre octet transféré pour transmettre ces oeuvres irait rapporter le moindre centime à la RIAA/MPAA/SACEM/SNEP/etc. ?
c'est déjà aberrant qu'à l'heure actuelle j'aille engraisser la SACEM en gravant mes CD de Linux ou mes photos prises avec mon appareil numérique, faudrait pas généraliser ça à tout le reste !
tout ça pour dire: pourquoi veut-on absolument taxer des moyens de communication, de manière purement arbitraire ? je repose la question: comment va être redistribuée cette redevance (redevance, pas taxe: une taxe est perçue par l'Etat) ? en fonction des ventes ? mais ça ne va faire que renforcer la tendance des maisons de disques et studios de cinéma à se regrouper et à rétrécir l'offre au profit d'artistes-neuneus qu'ils contrôlent à mort !
Allez, je t'envoie une tarte à la crème bien connue, en la personne de Courtney Love (pas d'offense pour elle), qui explique un peu de partout que de toutes les manières les artistes ne voient pratiquement jamais la couleur de l'argent issu de leurs oeuvres. Donc je comprends pas une seconde en quoi le p2p les spolie de quoique ce soit, en pratique. Et j'irais même plus loin: certains on tendance à présenter le droit à la copie privée comme une exception (aberrante selon eux, et qu'on doit faire disparaitre). Seulement la règle derrière cette exception est elle-même une exception. Le droit de copie, ou de représentation, ou de distribution (pas celui d'auteur proprement dit, cad la propriété intellectuelle), exercé en l'espèce par les maisons d'éditions ou leurs émanations directes ou indirectes (SACEM, SNEP,...), propriétaires de ces droits, est une sorte d'exception. Théoriquement, si on se fonde sur les réflexions à la base de la démocratie (philosophes des lumières, droits de l'homme, Benjamin Franklin, etc.), la propriété intellectuelle est avant tout morale, et le savoir doit être distribué au plus grand nombre (pourvu que la propriété intellectuelle soit respectée). A vrai dire, les philosophes des lumières se battaient déjà contre leurs éditeurs qui se remplissaient les poches à leur dépends et à celui de leur lectorat, quand ils ne devaient pas carrément les payer pour imprimer leurs bouquins.
Par ailleurs, je rappelle que l'édition américaine, qui est à présent devenue un tel prédateur, a commencé en imprimant en toute illégalité et sans rémunérer les auteurs, des oeuvres anglaises (Dickens s'en plaignait beaucoup d'ailleurs)... alors il exagèrent beaucoup en oubliant ce passé-là
Reste le dilemme que tu évoques, celui qui tient au droit d'auteur proprement dit, à savoir qu'on devrait obtenir directement des auteurs cette permission de partager leurs oeuvres. Mais le droit à l'heure actuelle ne le permet pas de toutes façons. En France à peu près, mais la SACEM et consors faussent tout le jeu, et aux US, pas du tout (depuis 1999). Personnellement, j'aime bien ta possibilité numéro 2... certainement que Céline Dion sera contre, mais on s'en cogne, de Céline Dion. Les artistes non mononeuronneaux et relativement intègres (qui sont par ailleurs souvent les plus doués), seront surement pour. D'autant que ça ne changera pas grand chose, car tout ce qu'on pourra jamais télécharger ne restera que de l'immatériel, on a inventé que l'internet, pas le téléporteur-duplicateur. Je suis tout à fait convaincu que le besoin de posséder quelque chose de matériel nous reliant plus à l'artiste et à son oeuvre reste, pour peu qu'on apprécie vraiment l'artiste. D'ailleurs, à ce titre, les merdouilles de Pop Star Academy, c'est un bon exemple: la plupart des gens pouvaient tranquillement repiquer les chansons dans les émissions..son Nicam et tout le bazar, la qualité (technique) était tout à fait potable, et en conséquence on devait amha trouver des mp3 de ces "artistes" assez facilement sur les réseaux p2p, et ce bien avant la sortie en supermarché (je n'ose croire qu'on achète ça ailleurs qu'à Auchan ou Carrefour, coincé entre un paquet de lessive et un sachet de Francforts). Ben non, ils ont (en masse !) acheté les CDs.
Ce qui m'amène à la conclusion habituelle que ce qui fait peur aux éditeurs, c'est deux choses:
1- perdre le contrôle de la chaîne de promotion et de distribution, contrôle qui leur permet de vendre n'importe quelle merde.
2- avoir à revoir leur métier, baisser les prix de leurs enregistrements (un CD ou un DVD ça coûte la peau des fesses à acheter en regard de ce que ça leur coûte à produire), et surtout transformer le support en un produit attractif en soi.
Mais sur ces deux points, on retourne à une évidence: Internet c'est une énorme révolution (comme si, d'un coup, on inventait le téléphone et l'imprimerie), et tous les gens qui ont à y perdre font tout pour freiner le processus, car si leurs entreprises/associations/clubs survivront surement, certaines devenant probablement de beaux succès, personnellement des gens comme Nègre ou Rosen, se retrouveront probablement éjectés....
[^] # Re: vive les taxes. à bas le contrôle.
Posté par anonyme512 . En réponse à la dépêche L'industrie musicale demande des comptes aux FAI. Évalué à 2.
j'ai bien peur que tu aies tort, expérience personnelle à l'appui. les livres sont aujourd'hui assez couramment "piratés" sur p2p ou encore plus simplement sur le web. c'est ma copine qui m'a montré ça, moi j'y croyais pas non plus !
Je ne range pas le logiciel dans la culture.
puis
Pour les jeux vidéos, c'est en débat actuellement.
bon, déjà, tu distingues les deux, c'est un peu un grand écart, vu qu'on trouve assez souvent des simulateurs de vol dans des tableurs, ou des flippers dans des traitements de texte...
de plus, qui a dit que les redevances perçues sur les réseaux p2p devait se limiter aux oeuvres artistiques ? dans le débat actuel, en toute justesse, cela devrait concerner toutes les oeuvres de l'esprit "parfaitement copiables" de manière numérique et donc à même de transiter par les réseaux p2p, et donc, bien évidemment, les logiciels. En tous cas je suis prêt à parier qu'on verra la revendication (ou quelque chose dans le gout) arriver de Seattle ou autre, à moins que Palladium....
bon, tout ça, ce sont finalement des points presque de détail, mais qui ont leur importance. on va en rajouter une couche:
un certain nombre d'artistes (écrivains, chanteurs, essayistes, etc.) ont d'ores et déjà commencé à diffuser gratuitement leurs oeuvres sur internet, et on les trouve via un site web ad-hoc, ou via p2p.
au nom de quoi le moindre octet transféré pour transmettre ces oeuvres irait rapporter le moindre centime à la RIAA/MPAA/SACEM/SNEP/etc. ?
c'est déjà aberrant qu'à l'heure actuelle j'aille engraisser la SACEM en gravant mes CD de Linux ou mes photos prises avec mon appareil numérique, faudrait pas généraliser ça à tout le reste !
tout ça pour dire: pourquoi veut-on absolument taxer des moyens de communication, de manière purement arbitraire ? je repose la question: comment va être redistribuée cette redevance (redevance, pas taxe: une taxe est perçue par l'Etat) ? en fonction des ventes ? mais ça ne va faire que renforcer la tendance des maisons de disques et studios de cinéma à se regrouper et à rétrécir l'offre au profit d'artistes-neuneus qu'ils contrôlent à mort !
Allez, je t'envoie une tarte à la crème bien connue, en la personne de Courtney Love (pas d'offense pour elle), qui explique un peu de partout que de toutes les manières les artistes ne voient pratiquement jamais la couleur de l'argent issu de leurs oeuvres. Donc je comprends pas une seconde en quoi le p2p les spolie de quoique ce soit, en pratique. Et j'irais même plus loin: certains on tendance à présenter le droit à la copie privée comme une exception (aberrante selon eux, et qu'on doit faire disparaitre). Seulement la règle derrière cette exception est elle-même une exception. Le droit de copie, ou de représentation, ou de distribution (pas celui d'auteur proprement dit, cad la propriété intellectuelle), exercé en l'espèce par les maisons d'éditions ou leurs émanations directes ou indirectes (SACEM, SNEP,...), propriétaires de ces droits, est une sorte d'exception. Théoriquement, si on se fonde sur les réflexions à la base de la démocratie (philosophes des lumières, droits de l'homme, Benjamin Franklin, etc.), la propriété intellectuelle est avant tout morale, et le savoir doit être distribué au plus grand nombre (pourvu que la propriété intellectuelle soit respectée). A vrai dire, les philosophes des lumières se battaient déjà contre leurs éditeurs qui se remplissaient les poches à leur dépends et à celui de leur lectorat, quand ils ne devaient pas carrément les payer pour imprimer leurs bouquins.
Par ailleurs, je rappelle que l'édition américaine, qui est à présent devenue un tel prédateur, a commencé en imprimant en toute illégalité et sans rémunérer les auteurs, des oeuvres anglaises (Dickens s'en plaignait beaucoup d'ailleurs)... alors il exagèrent beaucoup en oubliant ce passé-là
Reste le dilemme que tu évoques, celui qui tient au droit d'auteur proprement dit, à savoir qu'on devrait obtenir directement des auteurs cette permission de partager leurs oeuvres. Mais le droit à l'heure actuelle ne le permet pas de toutes façons. En France à peu près, mais la SACEM et consors faussent tout le jeu, et aux US, pas du tout (depuis 1999). Personnellement, j'aime bien ta possibilité numéro 2... certainement que Céline Dion sera contre, mais on s'en cogne, de Céline Dion. Les artistes non mononeuronneaux et relativement intègres (qui sont par ailleurs souvent les plus doués), seront surement pour. D'autant que ça ne changera pas grand chose, car tout ce qu'on pourra jamais télécharger ne restera que de l'immatériel, on a inventé que l'internet, pas le téléporteur-duplicateur. Je suis tout à fait convaincu que le besoin de posséder quelque chose de matériel nous reliant plus à l'artiste et à son oeuvre reste, pour peu qu'on apprécie vraiment l'artiste. D'ailleurs, à ce titre, les merdouilles de Pop Star Academy, c'est un bon exemple: la plupart des gens pouvaient tranquillement repiquer les chansons dans les émissions..son Nicam et tout le bazar, la qualité (technique) était tout à fait potable, et en conséquence on devait amha trouver des mp3 de ces "artistes" assez facilement sur les réseaux p2p, et ce bien avant la sortie en supermarché (je n'ose croire qu'on achète ça ailleurs qu'à Auchan ou Carrefour, coincé entre un paquet de lessive et un sachet de Francforts). Ben non, ils ont (en masse !) acheté les CDs.
Ce qui m'amène à la conclusion habituelle que ce qui fait peur aux éditeurs, c'est deux choses:
1- perdre le contrôle de la chaîne de promotion et de distribution, contrôle qui leur permet de vendre n'importe quelle merde.
2- avoir à revoir leur métier, baisser les prix de leurs enregistrements (un CD ou un DVD ça coûte la peau des fesses à acheter en regard de ce que ça leur coûte à produire), et surtout transformer le support en un produit attractif en soi.
Mais sur ces deux points, on retourne à une évidence: Internet c'est une énorme révolution (comme si, d'un coup, on inventait le téléphone et l'imprimerie), et tous les gens qui ont à y perdre font tout pour freiner le processus, car si leurs entreprises/associations/clubs survivront surement, certaines devenant probablement de beaux succès, personnellement des gens comme Nègre ou Rosen, se retrouveront probablement éjectés....