• [^] # Re: vive les taxes. à bas le contrôle.

    Posté par . En réponse à la dépêche L'industrie musicale demande des comptes aux FAI. Évalué à 3.

    J'aimerai comprendre. Shift nous présente les avantages du p2p. C'est un média qu'il aime bien, qu'il sait manipuler. Que Shift fasse de la collectionnite ou bien un usage modéré, ca le concerne. De toute manière, il changera de gout et de centre d'interet au gré des modes.
    Ce n'est pas nouveau. Shift sait sans doute se débrouiller aussi bien avec les autres médias.
    Ce qui me semble carrément nouveau, c'est la revendication franche et massive que les particuliers ont le droit de publier les oeuvres qu'ils aiment sur leur réseau "for free", c'est à dire sans faire de commerce.

    Est ce qu'on est d'accord la dessus? Notez que vous pouvez parfaitement télécharger sur le p2p sans rien y proposer. C'est important le droit de prêt pour vous ou bien vous vous en foutez ?
    (J'aimerai une réponse claire. :)
    Vous désirez faire 50 copies privées ou bien vous désirez partager ?

    Si on est d'accord, alors je dis que la revendication essentielle, c'est le droit de prêt des oeuvres par les particuliers.
    Les particuliers s'attachent aux oeuvres, pas aux stars. C'est nouveau ca aussi.

    Depuis Benjamin Franklin, on n'avait pas entendu un discours aussi subversif.
    http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Sterling/sterlingtxt.html(...)

    Et bien c'est interdit. C'est marqué sur les CD. Il faut être autorisé préalablement par la star. Préter son CD à la voisine du dessus: contrefacon.


    Comment comptes tu sortir de ce dilemne ? On ne peut quand même pas maintenir un statu quo où 80% de la population risque de se retrouver en taule.
    On ne peut pas non plus faire abstractions des auteurs, des éditeurs. Si le p2p est utile à quelque chose, Pascal Nègre a le droit de vouloir en profiter aussi, non ?

    alors est-ce que, outre l'industrie du disque, celles du cinéma, du jeu vidéo, du logiciel informatique en général, des éditeurs de livres "normaux", etc. vont également toucher leur part du gateau, et si oui, dans quelles proportions ?

    - Les livres pour l'instant ne sont pas concernés par le p2p.
    - Le p2p doit profiter à la culture.
    - Je ne range pas le logiciel dans la culture.
    - La musique oui, le cinéma aussi.
    - Pour les jeux vidéos, c'est en débat actuellement.
    - Vous pouvez tout à fait avoir des avis différents du mien, ceci dit. ;)

    Quelles solutions ?

    a- on met une taxe sur les FAI. Je suis *POUR*.

    b- on demande aux auteurs de rajouter "Le propriétaire de ce disque est autorisé à prêter son contenu si c'est dans un but non commercial" sur les CD vendus à la FNAC.
    Je suis plutot *POUR*. Mais alors que faire si Céline Dion refuse de se préter à ce jeu ? Que faire si le morceau que vous aimez n'est pas distribué par la FNAC ?

    c- on choisit la méthode ultralibérable. Tout se vend, tout s'achète, tout se négocie. La musique sera régie par contrat. On mettra du DRM partout, du tcpa-palladium partout. Au passage, on fait une croix sur l'exception culturelle.

    d- si ce droit de prêt ne vous intéresse pas, on ferme le p2p et vous retournez jouer chez PressPlay ou M6. Internet sera détroné par le Minitel. Shift< prête moi la corde, STP.