En France, on a eu droit à plusieurs efforts pour faire entrer l’informatique à l’école, avec des résultats, disons, mitigés, pour être gentil. Aujourd’hui, la situation est ubuesque : on claironne sur les toits que les enfants doivent apprendre l’informatique, mais pour donner les cours, il ne faut surtout pas de profs d’informatique. À la place, on récupère des profs de maths (dont on manque et dont ce n’est pas le métier), des profs de techno (dont on ne manque pas, mais dont ce n’est pas le métier non plus) et des documentalistes (pertinents sur l’aspect recherche documentaire sans doute, mais pour le reste ?...), on les forme en quelques heures, et on les charge d’enseigner une matière qui n’est pas la leur. Franchement, ça donne envie de s’expatrier au Royaume-Uni.
Quant à la dotation matérielle, il semble que l’obsession soit de répéter les errements du passé. Après les échecs retentissants du « plan calcul » (1966) et du « plan informatique pour tous » (1985), on va vers une sorte de « plan tablette » qui ne peut guère aboutir qu’au même résultat. La leçon du passé n’est pas apprise : mettre du matériel à disposition ne suffit pas, il faut aussi que le matériel et les logiciels soient adaptés à l’usage que l’on veut en faire et que les enseignants soient formés.
[^] # Re: CAPES du numérique
Posté par ɹǝıʌıʃO . En réponse au journal Rapport Lemoine : 180 propositions pour "numériser" notre économie. Évalué à 10.
En France, on a eu droit à plusieurs efforts pour faire entrer l’informatique à l’école, avec des résultats, disons, mitigés, pour être gentil. Aujourd’hui, la situation est ubuesque : on claironne sur les toits que les enfants doivent apprendre l’informatique, mais pour donner les cours, il ne faut surtout pas de profs d’informatique. À la place, on récupère des profs de maths (dont on manque et dont ce n’est pas le métier), des profs de techno (dont on ne manque pas, mais dont ce n’est pas le métier non plus) et des documentalistes (pertinents sur l’aspect recherche documentaire sans doute, mais pour le reste ?...), on les forme en quelques heures, et on les charge d’enseigner une matière qui n’est pas la leur. Franchement, ça donne envie de s’expatrier au Royaume-Uni.
Quant à la dotation matérielle, il semble que l’obsession soit de répéter les errements du passé. Après les échecs retentissants du « plan calcul » (1966) et du « plan informatique pour tous » (1985), on va vers une sorte de « plan tablette » qui ne peut guère aboutir qu’au même résultat. La leçon du passé n’est pas apprise : mettre du matériel à disposition ne suffit pas, il faut aussi que le matériel et les logiciels soient adaptés à l’usage que l’on veut en faire et que les enseignants soient formés.