Rien de bien nouveau. Mais ce n'est pas étonnant quand on aborde le «numérique» sous l'angle uniquement économique. On retrouve tous les poncifs du genre qu'on nous débite depuis des années avec l'accent mis sur les technologies (mais on ne sait pas d'où elles sortent) et les usages (mais sans comprendre fondamentalement comment ça marche). Avec aggravation de la situation pour les données personnelles (ça veut dire quoi «personnalisation anonyme» ? En revanche, je comprends bien «captation et exploitation des données des clients finaux»). Et tout l'attirail du parfait petit libéral y passe : agence de notation numérique, baisse d'impôts, mobilité, etc. En revanche si vous cherchez où se trouve la généralisation de la fibre (nécessaire à toutes ces propositions), pas un mot. Et si vous cherchez les enseignements à l'informatique (tels que proposés par l'Académie des Sciences), c'est timide : «CAPES du numérique» (quoi qu'est-ce ?). Franchement, plus de 300 pages pour ça, ça ne valait pas le coup.
# Rien de nouveau
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Rapport Lemoine : 180 propositions pour "numériser" notre économie. Évalué à 9.
Rien de bien nouveau. Mais ce n'est pas étonnant quand on aborde le «numérique» sous l'angle uniquement économique. On retrouve tous les poncifs du genre qu'on nous débite depuis des années avec l'accent mis sur les technologies (mais on ne sait pas d'où elles sortent) et les usages (mais sans comprendre fondamentalement comment ça marche). Avec aggravation de la situation pour les données personnelles (ça veut dire quoi «personnalisation anonyme» ? En revanche, je comprends bien «captation et exploitation des données des clients finaux»). Et tout l'attirail du parfait petit libéral y passe : agence de notation numérique, baisse d'impôts, mobilité, etc. En revanche si vous cherchez où se trouve la généralisation de la fibre (nécessaire à toutes ces propositions), pas un mot. Et si vous cherchez les enseignements à l'informatique (tels que proposés par l'Académie des Sciences), c'est timide : «CAPES du numérique» (quoi qu'est-ce ?). Franchement, plus de 300 pages pour ça, ça ne valait pas le coup.