Ce que j'essaie de te dire, c'est que ce que tu juges moral ou immoral n'est pas dans la licence. Si tu poses la question « qu'est-ce qu'un logiciel libre », la réponse tient dans les quatre libertés, indépendamment de ce que j'en pense ou de ce qu'en pensent Stallman ou Lessing, chacun justifiant ensuite l'emploi de ces licences comme il l'entend, selon ses principes. Tu ne peux donc pas parler d'équité dans le rapport entre développeur initial et utilisateur final comme si c'était là un principe du libre. C'est une forme de justification (c'est un effet dont la réalisation t'es chère), mais pas un principe des licences libres. S'il en était autrement, et c'est le sens des exemples que je donnais, Linus ne pourrait se revendiquer libriste (puisque c'est précisément le soucis inverse qui a motivé son choix de la GPL, à savoir « tu dois faire pour moi ce que je fais pour toi » ).
Quant à la non-limitation dans la liberté de création, tu es en train de soutenir que Sergio Leone aurait pu faire les mêmes films qu'il ait ou non eu Morricone à la musique, ça ne tient pas trente secondes (peut-être aurait-il fait d'aussi bons films, mais ils n'auraient pu être du tout les mêmes, qui est ce qui nous intéresse ici). ÀMHA, tu as une vision beaucoup trop « statique » du processus de création artistique.
[^] # Re: licence libre ?
Posté par Ignatz Ledebur . En réponse à la dépêche Documentaire "Les Gardiens du nouveau monde" de Flo Laval. Évalué à 2.
Ce que j'essaie de te dire, c'est que ce que tu juges moral ou immoral n'est pas dans la licence. Si tu poses la question « qu'est-ce qu'un logiciel libre », la réponse tient dans les quatre libertés, indépendamment de ce que j'en pense ou de ce qu'en pensent Stallman ou Lessing, chacun justifiant ensuite l'emploi de ces licences comme il l'entend, selon ses principes. Tu ne peux donc pas parler d'équité dans le rapport entre développeur initial et utilisateur final comme si c'était là un principe du libre. C'est une forme de justification (c'est un effet dont la réalisation t'es chère), mais pas un principe des licences libres. S'il en était autrement, et c'est le sens des exemples que je donnais, Linus ne pourrait se revendiquer libriste (puisque c'est précisément le soucis inverse qui a motivé son choix de la GPL, à savoir « tu dois faire pour moi ce que je fais pour toi » ).
Quant à la non-limitation dans la liberté de création, tu es en train de soutenir que Sergio Leone aurait pu faire les mêmes films qu'il ait ou non eu Morricone à la musique, ça ne tient pas trente secondes (peut-être aurait-il fait d'aussi bons films, mais ils n'auraient pu être du tout les mêmes, qui est ce qui nous intéresse ici). ÀMHA, tu as une vision beaucoup trop « statique » du processus de création artistique.