• [^] # Re: licence libre ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Documentaire "Les Gardiens du nouveau monde" de Flo Laval. Évalué à 1. Dernière modification le 06 novembre 2014 à 01:19.

    ah, tu l'admets

    Bien sur. Mais une restriction de la diffusion, ce n'est pas immoral, c'est juste un choix que le créateur a à assumer. Mais il n'y a aucune raison pour le critiquer s'il fait ce choix. Il ne dérange personne, vu qu'il n'empêche personne a accéder au contenu. Il ne dérange que ceux qui veulent un confort supplémentaire en modifiant et revendant. C'est effectivement un confort, vu que personne n'est en situation d'être obligé de modifier et revendre une musique en libre diffusion, c'est juste un choix qui les arrangent. Mais on ne peut pas prétendre que ce confort est forcément supérieur au confort du créateur quand celui-ci trouve qu'utiliser la clause NC est plus confortable pour lui.

    bin si, tu ne peux pas l'écouter en soirée avec des potes où tu aurais fait payer l'entrée (mais j'imagine que tu n'as pas lu les liens que j'ai déjà indiqués à 2 reprises), un dj pro ne peut pas le faire réécouter à son public dans le cadre de son activité commerciale ou le remixer... mais pour toi c'est sans doute légitime et efficace ?

    Ce n'est pas une limitation du partage. Tes potes peuvent, s'ils le souhaitent, écouter cette musique, vu qu'elle est librement accessible, le public du dj pro aussi.
    Par ailleurs, je pense que la définition de non-commercial a une limite floue laissé à l'appréciation du juge en cas de conflit, tout comme les entrées payantes des activités d'une asbl. Une asbl peut faire payer les entrées sans pour autant perdre son status. Je serais très très surpris que cette vision très caricaturale soit la vérité.

    mais pour toi c'est sans doute légitime et efficace ?

    Pour moi:
    1) c'est légitime, je ne vois pas du tout en quoi ça ne le serait pas. Si tu fais payer l'entrée pour uniquement rentrer dans tes frais, tu n'auras pas de mal à montrer que ce n'est pas une utilisation commerciale. Si tu augmentes tes bénéfices grâce à la présence du morceau, c'est que tu as choisi de profiter d'un confort (tu n'es nulle part en position forcée d'utiliser ce morceau, tu n'as qu'à prendre n'importe quelle musique réellement libre), auquel cas, il n'y a aucune raison que ton confort soit plus légitime que le confort du créateur qui souhaite utiliser une clause NC.
    2) c'est selon moi sans doute moins efficace. Mais peu importe. Je pourrais aussi par exemple penser que voter pour le parti PS est inefficace et que voter pour l'UMP est efficace (ce n'est qu'un exemple), mais cela ne veut pas dire que j'ai le droit de considérer que ceux qui votent PS et pas UMP font quelque chose de mal qui ne devrait pas exister. Certains pensent que la clause NC leur rapporte plus qu'elle leur en fait perdre, c'est leur droit de penser ça.

    Cela ne résiste pas au problème de l'île déserte. Problème qui ne se pose pas avec du libre.

    Certaines licences libres sont incompatibles avec d'autres licences libres. Dans ce cas, il faut l'assentiment de tout les créateurs pour changer de licence. Le problème de l'île déserte se pose donc aussi, en parfois plus compliqué: si monsieur A crée un logiciel sous licence X, que monsieur B vient l'aider, et que monsieur C propose d'intégrer le logiciel à un système qui requiert la licence Y, même si monsieur A veut changer de licence, il ne pourra pas le faire s'il n'est pas en contact avec monsieur B.

    Bref, pour moi, le problème de l'île déserte est un problème assez négligeable (et de nouveau, ni moral, ni nouveau dans ce qui existe déjà (vu que la grande majorité de la musique est en général sous NC depuis des décennies)).

    Ceux qui veulent faire du -NC n'ont qu'à assumer qu'ils souhaitent faire du non commercial, je ne dis que peu de plus, hormis que c'est incompatible par nature avec du libre qui a une cohérence intrinsèque.

    C'est incohérent avec les licences libres à destination des logiciels. Mais ce n'est pas incohérent avec les principes du libre qu'on peut avoir.
    De nouveau, ne confondons pas le but et le moyen. Dans le cadre des logiciels, l'interdiction de la clause NC est selon moi uniquement un moyen, pas un but. Dans un autre contexte où le but est atteint sans avoir recours à ce moyen, alors, la clause NC n'est pas incompatible avec les principes du libre.

    Tiens, apparemment, je ne suis pas le seul à penser ça. Je n'ai pas de grande opinion de Stallman (et de son caractère de chien), mais il faudrait être idiot pour nier qu'il représente un groupe de gens non négligeable ayant une certaine idéologie du libre.
    http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/31/stallman-creative-commons-non-commercial

    L’occasion également pour Stallman de rappeler que cohabitent au sein des Creative Commons des licences libres et d’autres non libres, et que ces dernières sont tout à fait acceptables voire légitimes lorsqu’il s’agit d’œuvres artistiques ou d’opinion (ce qui n’est donc pas le cas pour l’éducation).