• # Qualité du rapport

    Posté par . En réponse à la dépêche L’Académie des sciences française prétend vouloir l’ouverture des publications scientifiques. Évalué à 1.

    Les auteurs de ce rapport n'ont malheureusement rien compris à l'open access ni aux pratiques commerciales des éditeurs de revues électroniques scientifiques. Il appelle seulement à favoriser la voie Gold.

    Le système «green (abonnement avec accès libre après embargo) se justifie à titre transitoire, c’est pourquoi il est
    nécessaire d’œuvrer à sa régulation dans une optique de réduction des embargos et de maîtrise des coûts

    Non ce n'est pas transitoire mais justement pérenne contrairement aux autres modèles, qui se succéderont. C'est une réappropriation de la production scientifique par les chercheurs, par les institutions.

    Cette solution, d’application expérimentale et limitée, engendre cependant des coûts d’infrastructure qu’il convient
    d’analyser >attentivement et de mettre en perspective

    Les coûts du green sont ridicules et correspondent annuellement au prix de quelques articles publiés dans la voie Gold. La plupart des archives ouvertes reposent sur des logiciels libres et les besoins techniques et humains nécessaires sont moindres. D'ailleurs dans la plupart des cas, les compétences requises (techniques, bibliothécaires, scientifiques, administratives) sont déjà présentes au sein des universités.

    Il faut en même temps étendre la logique de la licence nationale, à budget constant, pour y inclure l’accès libre
    en faisant évoluer le principe de l’Open Access sous la forme d’un abonnement forfaitaire centralisé : un contrat unique
    pluriannuel d’abonnement doit être négocié entre les pouvoirs publics et chaque

    La logique tarifaire des éditeurs fait que le prix par lecteurs potentiels (par étudiants ou chercheur d'une université par exemple) augmente avec la taille de l'Université. La seule licence totalement nationale actuelle a mené a une augmentation importante des prix. C'est comme cela que les gros éditeurs obtiennent des croissances annuelles à deux chiffres.

    Les revues, qu’elles entrent ou non dans l’accord national, seront homologuées selon leurs bonnes pratiques éditoriales, qui
    doivent être motivées en priorité par la qualité des articles et de la diffusion des connaissances, comme généralement
    pratiquées par les revues dirigées par des sociétés savantes.

    Quelle énormité! Les sociétés savantes (ex : American Chemistry Society, American Physics Society etc..) sont souvent les pires en matière de pratiques tarifaires.

    Bref, espérons que le consortium Couperin corrige de telles énormités avant quelqu'un ne se serve de ce rapport comme bible de bonnes pratiques.