• [^] # Re: Qualité ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Maintenir sa distribution : état des lieux de 0Linux après 4 ans de développement. Évalué à 8.

    De quoi parles-tu exactement quand tu parles de qualité : veux-tu dire par là « les binaires sont vérifiés et ne sont pas pétés », « chaque binaire est testé en environnement de production », « chaque symbole est vérifié », « les paquets sont recompilés en continu », « la doc est présente, bien rangée et compressée aux bons endroits», « les logs de compilation sont présents », « les mises à jour de sécurité arrivent le jour même des découvertes de failles », etc. ?

    Il y a plein d'aspects à considérer quand on veut faire des paquets de qualité et c'est un concept subjectif. Archlinux fait des paquets de très bonne qualité, ça n'en empêche pas certains de péter occasionnellement lors de la publication, par exemple. Slackware, qui compte 800 à 900 paquets est à la base maintenue par une seule personne (c'est cela dit moins vrai aujourd'hui) et la qualité de ses paquets est connue et reconnue (de plus, GNOME était présent à l'époque où le dev était seul).

    Techniquement, les paquets sont vérifiés à l'empaquetage et à l'installation (liens symboliques, emplacements, santé des binaires) puis tout le système hôte est scanné pour s'assurer qu'aucun binaire n'est cassé (auquel cas le serveur ordonne la recompilation de chaque paquet concerné), les fichiers de configuration sont préservés, les permissions sur les fichiers services également, un mécanisme reposant sur Busybox permet de prévenir tout cassage sur les paquets critiques (comme glibc, bash ou coreutils) et une documentation sur la santé de chaque paquet (logs de construction, paquets en dépendances, liste des libs partagées) est intégrée à la doc de chaque paquet.

    Ce n'est certainement pas optimal et on est très loin d'une infra à la Debian où chaque paquet est inspecté et testé en profondeur mais pour une distribution d'amateur, marginale et spécifique, je trouve qu'on s'en tire pas trop mal quand on regarde derrière soi.