De même, comme on le voit dans ce thread sur la confusion sur le passage d'une licence à une autre, ajouter un patch GPLv3+ à un projet GPLv2+ ne transforme pas — d'une certaine manière — d'un coup « tout le projet » en GPLv3+ : toute modification du projet qui n'est pas déterminée comme un travail dérivé du patch en question peut tout à fait continuer à exister sous GPLv2+
Ben, pour ce qui est du code, c’est vrai, si j’inclus un patch GPLv3+ dans un projet GPLv2+, toute personne qui clone le dossier des sources peut retirer ce patch, et ce qui reste après nettoyage est effectivement un code sous GPLv2+.
Maintenant, si ladite personne retire le patch et publie un binaire, les utilisateurs du binaire peuvent exiger différentes choses selon les termes de la GPLv2+. Si ladite personne ne retire pas le patch et publie un binaire, les utilisateurs du binaire peuvent exiger différentes choses selon les termes de la GPLv3+.
C’est pour ça que j’ai plutôt utilisé le verbe teinter que le verbe transformer, c’est déjà ce mot là qui est utilisé lorsque par exemple on compile et charge un module propriétaire sur un système Linux. L’ensemble « Linux + module » est soumis aux termes des licences de l’ensemble de ses parties (qui peuvent être incompatibles, d’où l’impossibilité de redistribuer).
Si tu distribues un binaire ioquake3, à partir du moment où tu le distribues avec un patch GPv3+, il faut que tu fournisses en plus une copie de la GPLv3+ avec ton binaire, ça ne change rien au fait qu’effectivement l’écrasante majorité du code est et restera du code GPLv2+.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Pseudo drama juridique
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Enemy Territory: Legacy, en résistance. Évalué à 4.
Ben, pour ce qui est du code, c’est vrai, si j’inclus un patch GPLv3+ dans un projet GPLv2+, toute personne qui clone le dossier des sources peut retirer ce patch, et ce qui reste après nettoyage est effectivement un code sous GPLv2+.
Maintenant, si ladite personne retire le patch et publie un binaire, les utilisateurs du binaire peuvent exiger différentes choses selon les termes de la GPLv2+. Si ladite personne ne retire pas le patch et publie un binaire, les utilisateurs du binaire peuvent exiger différentes choses selon les termes de la GPLv3+.
C’est pour ça que j’ai plutôt utilisé le verbe teinter que le verbe transformer, c’est déjà ce mot là qui est utilisé lorsque par exemple on compile et charge un module propriétaire sur un système Linux. L’ensemble « Linux + module » est soumis aux termes des licences de l’ensemble de ses parties (qui peuvent être incompatibles, d’où l’impossibilité de redistribuer).
Si tu distribues un binaire ioquake3, à partir du moment où tu le distribues avec un patch GPv3+, il faut que tu fournisses en plus une copie de la GPLv3+ avec ton binaire, ça ne change rien au fait qu’effectivement l’écrasante majorité du code est et restera du code GPLv2+.
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