Posté par j-c_32 .
En réponse à la dépêche Prix Ig Nobel de 2011 à 2014.
Évalué à 0.
Dernière modification le 22 septembre 2014 à 23:30.
Pourtant, Desproges rit plusieurs fois lors de son réquisitoire en présence de Le Pen.
Pour illustrer ce qu'il veut dire, Desproges raconte l'histoire du chauffeur de taxi. Il explique à un moment qu'après avoir compris que le chauffeur est raciste, il lui dit que son père est arabe, et lui et son amie se marre doucement de voir le raciste prit au dépourvu.
Ça colle pas trop à ton explication.
Par contre, si on interprète comme moi le "rire avec" par "établir un lien de complicité par l'intermédiaire du rire" ("complicité" est un grand mot, mais j'espère que tu vois ce que je veux dire par là), alors, ça marche beaucoup mieux: Desproges peut rire en présence d'un raciste, du moment qu'il n'établit pas de complicité avec lui. Si par contre, il fait une blague qu'il sait fera rire le raciste par son côté raciste, il établit la complicité entre les deux, et cela lui coupe l'envie de rire.
On notera aussi que Le Pen rit également lors du réquisitoire de Desproges, mais ça n'empêche pas Desproges de rire, car la blague est faite telle que le lien de complicité n'est pas établi.
Donc, oui, tu as raison: on s'en fout que le raciste rit ou pas. Ce qui compte, c'est si on "rit avec" (c-à-d pas "en présence de", mais "avec la complicité de") (et dans mon explication précédente, j'ai fait l'erreur d'oublier qu'on peut rire sans que cette complicité soit établie).
(par contre, je ne vois pas du tout où dans mon discours il est question de "refuser le droit de rire au raciste", au contraire, j'insiste sur le fait que c'est le non-raciste qui n'a plus envie de participer à la blague si le fait qu'il sait que cela fera rire le raciste pour les mauvaises raisons lui plombe l'ambiance)
[^] # Re: On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde...
Posté par j-c_32 . En réponse à la dépêche Prix Ig Nobel de 2011 à 2014. Évalué à 0. Dernière modification le 22 septembre 2014 à 23:30.
Pourtant, Desproges rit plusieurs fois lors de son réquisitoire en présence de Le Pen.
Pour illustrer ce qu'il veut dire, Desproges raconte l'histoire du chauffeur de taxi. Il explique à un moment qu'après avoir compris que le chauffeur est raciste, il lui dit que son père est arabe, et lui et son amie se marre doucement de voir le raciste prit au dépourvu.
Ça colle pas trop à ton explication.
Par contre, si on interprète comme moi le "rire avec" par "établir un lien de complicité par l'intermédiaire du rire" ("complicité" est un grand mot, mais j'espère que tu vois ce que je veux dire par là), alors, ça marche beaucoup mieux: Desproges peut rire en présence d'un raciste, du moment qu'il n'établit pas de complicité avec lui. Si par contre, il fait une blague qu'il sait fera rire le raciste par son côté raciste, il établit la complicité entre les deux, et cela lui coupe l'envie de rire.
On notera aussi que Le Pen rit également lors du réquisitoire de Desproges, mais ça n'empêche pas Desproges de rire, car la blague est faite telle que le lien de complicité n'est pas établi.
Donc, oui, tu as raison: on s'en fout que le raciste rit ou pas. Ce qui compte, c'est si on "rit avec" (c-à-d pas "en présence de", mais "avec la complicité de") (et dans mon explication précédente, j'ai fait l'erreur d'oublier qu'on peut rire sans que cette complicité soit établie).
(par contre, je ne vois pas du tout où dans mon discours il est question de "refuser le droit de rire au raciste", au contraire, j'insiste sur le fait que c'est le non-raciste qui n'a plus envie de participer à la blague si le fait qu'il sait que cela fera rire le raciste pour les mauvaises raisons lui plombe l'ambiance)