ne pas permettre de garder la liste des sites filtrés secrète (beaucoup de FAI a mettre dans la boucle) ou ne pas filtrer partout (rupture d'égalité devant la loi en fonction du FAI)
On s'en fout, et même, encore heureux. Tant qu'on vit en démocratie, le citoyen est en droit de connaitre les décisions de l'administration.
Jusqu'à preuve du contraire, les livres interdits de parution sont connus, etc. Je ne vois pas qui voudrait garder une telle liste secrète, et pour quelle raison.
être très peu fiable (un DNS/VPN suffit pour contourner le filtrage)
Oui, et tant mieux. N'empêche que 99% des gens qui cliqueront sur un lien dans Facebook auront la page du gouvernement, "ce site est filtré, etc". L'objectif n'est pas d'empêcher quelqu'un de motivé d'accéder à ce contenu (on n'a jamais pu empêcher quelqu'un de motivé de faire ce qu'il veut, que ça soit légal ou pas), c'est de rendre le contenu inaccessible simplement. Après, Tor, VPN à l'étranger, etc : c'est lourd, c'est lent, ça coute des sous, ça demande une logistique particulière.
Je vois ça plutôt comme l'interdiction de vente des armes. On ne peut pas acheter librement des armes (enfin ça dépend desquelles, mais en simplifiant) dans une boutique. Ça suffit pour empêcher que tous les gamins se balladent armés. Évidemment, oui, on peut en acheter sous le manteau, ou aller en acheter à l'étranger et les importer illégalement, ou passer un permis de chasse, ou braquer une armurerie, etc etc. N'empêche que c'est suffisamment compliqué pour qu'il y ait beaucoup moins d'armes en circulation en France que dans les pays où elles sont en vente libre.
Le reste du blog, avec référence à la croissance ou l'état totalitaire, fait référence à un blocage fiable (et encore, je ne vois pas comment on peut éviter le problème des VPN). Ça n'a rien à voir avec une liste d'IP à rediriger mise à jour quotidiennement. Un libraire n'a pas le droit de vendre tel ou tel livre, un FAI n'a pas le droit de répondre à telle ou telle requête, je ne vois pas la différence.
[^] # Re: Amen
Posté par arnaudus . En réponse au journal "Le filtrage administratif, encore, vraiment ?" par Benjamin Bayart. Évalué à 2.
On s'en fout, et même, encore heureux. Tant qu'on vit en démocratie, le citoyen est en droit de connaitre les décisions de l'administration.
Jusqu'à preuve du contraire, les livres interdits de parution sont connus, etc. Je ne vois pas qui voudrait garder une telle liste secrète, et pour quelle raison.
Oui, et tant mieux. N'empêche que 99% des gens qui cliqueront sur un lien dans Facebook auront la page du gouvernement, "ce site est filtré, etc". L'objectif n'est pas d'empêcher quelqu'un de motivé d'accéder à ce contenu (on n'a jamais pu empêcher quelqu'un de motivé de faire ce qu'il veut, que ça soit légal ou pas), c'est de rendre le contenu inaccessible simplement. Après, Tor, VPN à l'étranger, etc : c'est lourd, c'est lent, ça coute des sous, ça demande une logistique particulière.
Je vois ça plutôt comme l'interdiction de vente des armes. On ne peut pas acheter librement des armes (enfin ça dépend desquelles, mais en simplifiant) dans une boutique. Ça suffit pour empêcher que tous les gamins se balladent armés. Évidemment, oui, on peut en acheter sous le manteau, ou aller en acheter à l'étranger et les importer illégalement, ou passer un permis de chasse, ou braquer une armurerie, etc etc. N'empêche que c'est suffisamment compliqué pour qu'il y ait beaucoup moins d'armes en circulation en France que dans les pays où elles sont en vente libre.
Le reste du blog, avec référence à la croissance ou l'état totalitaire, fait référence à un blocage fiable (et encore, je ne vois pas comment on peut éviter le problème des VPN). Ça n'a rien à voir avec une liste d'IP à rediriger mise à jour quotidiennement. Un libraire n'a pas le droit de vendre tel ou tel livre, un FAI n'a pas le droit de répondre à telle ou telle requête, je ne vois pas la différence.