• [^] # Re: conception modulaire... photographie ?

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Lancement de la campagne de financement de la caméra libre AXIOM Beta 4K. Évalué à 2.

    J'ai fait de l'astrophotographie. Bon c'était y a longtemps et en argentique.

    Quand j’étais petit j’ai vécu ça aussi. :)

    ...Et puis il fallait attendre le développement des négatifs en diapositive pour pouvoir projeter les images sur grand écran et voir si elles étaient bonnes ou ratées ! Et surtout il fallait demander explicitement au labo de ne pas couper la bande de diapositive après développement mais faire ça manuellement, auquel cas la machine du labo cherchait des zones claire pour identifier les vues, et ne voyant que des photos noires, coupait n’importe où... :p

    Déjà ça veut dire qu'on faisait des poses qui pouvait faire une heure ou plus (et pas toujours avec un moteur! Parfois on devait suivre à la main. Et encore même avec un moteur, faut régulièrement corriger en cas de mise en station imparfaite).

    Bon par contre j’ai toujours vu le télescope de mon père avec un moteur... Et avec sa télécommande filaire il peut ralentir ou accélérer la rotation polaire pour ajuster le suivi des objets...

    Peut-être que cela a changé, j'imagine que les appareils numériques sont plus sensibles à la lumière et que les poses sont plus courtes, déjà, non?

    En fait oui les appareils sont plus sensibles à la lumière, et surtout on peut changer de sensibilité selon l’objet, donc on peut facilement faire la lune avec une faible sensibilité et une nébuleuse avec une plus haute sensibilité dans la même soirée. Avec l’argentique, si tu prévoyais de pointer et photographier un astre lumineux puis un objet peu lumineux... tu mettais d’autant plus de temps dans le second cas que ta pellicule était assez peu sensible pour supporter le premier...

    Aussi, on ne fait plus de poses longues d’1h, parce qu’en fait les capteurs chauffent et cela apporte vite du bruit, donc on préfère faire de multiples poses (genre 30sec) qu’on additionne. Mais personnellement je n’ai pas encore fait ça en numérique. Faut dire que cet été je n’ai pas eu de chance, sur toute ma semaine de disponibilité je n’ai eu qu’une seule nuit avec un ciel découvert. :/

    D’ailleurs certains boîtiers reflex numériques ne permettent pas la pause B, mais uniquement des courtes pauses de 30s, étant entendu ça bruite déjà rien qu’à cause de l’attente.

    Je vois que sur les schémas de l’Axiom il y a un petit ventilateur (je ne parles pas du gros ventilateur du prototype, mais du petit qui semble se placer juste au dessus à l’horizontal sur le boîtier sur l’Axiom Beta), c’est peut-être pour contrôler la chauffe du capteur puisque c’est destiné à de la vidéo ?

    À l'époque, on n'avait pas de télécommande radio et y avait rien d'électronique dans les appareils, on avait un déclencheur filaire, entièrement mécanique (le "fil" appuyait physiquement sur le déclencheur!), donc c'était pire.

    Oui je connais ça. :)

    La pellicule de prend pas de lumière pendant la vibration!

    Si vraiment la pose est très longue genre 1h, c’est que c’est vraiment très peu lumineux donc la vibration à l’ouverture et à la fermeture de l’obturateur n’est pas imprimée non-plus (trop courte)... :p

    Là je parle d’objet assez lumineux pour être pris avec une obturation brève, comme avec une planète comme Saturne, et là oui le mouvement de l’obturateur se voit !

    Sur des objets aussi lointain, tu mets pas constamment au point sur l'infini de toutes façons? Moi c'est le souvenir que j'en ai.

    Non, il faut tout de même faire une mise au point, et c’est super délicat. En fait la mise au point se fait de cette manière là :

    mise au point sur un télescope

    Le capteur qui est au fond du boîtier est placé en face du prisme sans aucun intermédiaire, l’image passe directement à travers le porte oculaire (oculaire enlevé), et la mise au point se fait simplement en approchant ou en éloignant le boîtier du tube, donc du prisme, et donc du miroir, pour se mettre au foyer du miroir !

    Il est possible de placer des oculaires pour rajouter un peu d’optique à la manière des doubleurs de focale d’objectif habituel, et de faire la mise au point avec l’oculaire lui-même, mais dans le cas où ce n’est pas nécessaire, le mieux est de photographier avec le minimum d’optique, et donc de faire la mise au point en déplaçant le capteur, seule pièce mobile du télescope. C’est là que j’imagine un moteur pas à pas sur une vis débrayable, par exemple, afin de pouvoir ajuster très finement la mise au point après une approche grossière avec mes gros doigts.

    Sinon il existe un logiciel Libre très sympa pour contrôler un appareil photo numérique à travers la connexion USB. Ça s'appelle Entangle. Je sais que le mainteneur s'en sert notamment pour de l'astro-photographie lui-aussi d'ailleurs.

    J’en ai entendu parler, mais bon, ça ferait tâche à coté de l’électronique des années 80. :p
    Il faudrait surtout, pour ça, apporter un ordinateur sur le lieu d’observation, ce qui n’est pas toujours pratique.

    Avec ça tu peux contrôler la mise au point (et plein d'autres choses), avoir une prévisualisation de ta photo sur un écran plus grand que l'écran des appareils, puis prendre ta photo en cliquant juste "espace".

    Vu que, comme montré sur le schéma précédent, l’appareil photo n’a aucun contrôle sur la mise au point, puisque soit il n’y a pas de lentille et donc la mise au point se fait en déplaçant le boîtier, soit il y a des lentilles mais elles se placent sur le porte oculaire du télescope et non sur l’appareil photo...

    Il ne reste plus que la prévisualisation qui peut être faite avec un simple écran hdmi, et le déclenchement qui peut être fait avec un simple câble ou un déclencheur radio... Bref, je ne ressens aucun besoin pour les logiciels comme Entangle avec le matériel actuel.

    Par contre, fabriquer un module pour placer et contrôler un Axiom sur le télescope, ça ça serait cool ! Et c’est typiquement le genre de cas où je veux bricoler pour les décennies à venir, et avoir le maximum de contrôle pour pouvoir construire sur l’acquis dans 20 ans.

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