• [^] # Re: Nuance

    Posté par . En réponse au journal Le Parisien attaque un blog pour contrefaçon, ou comment se tirer une balle dans le pied. Évalué à 2.

    Pour moi, cet exemple ne prouve qu'une chose, c'est qu'une telle société serait très mauvaise parce qu'encourageant et justifiant le mal. Il me semble que ce n'est pas ce que les gens qu'on connaît sous le nom d'anarchistes recherchent, en tout cas je l'espère.

    Où peut-être serait-elle meilleure. Je suis même plus convaincu du succès d'une pareille société que de celle dans laquelle je vis : blindée de morale judéo-chrétienne et dont le seul résultat est 2 guerres mondiales et une situation actuelle plus proche du moyen-age que d'une société évoluée.

    Pour l'exemple d'accepter la corruption pour financer des soins, c'est un bel exemple de dilemme moral.

    Aucun dilemme moral. La société te fait miroiter que si tu te comportes tout bien comme il faut, elle te soignera quand tu seras malade, elle t’entretiendra quand tu seras vieux, ... mais dans les fait, y'a toujours une raison qui fait que tu l'as bien profond. Donc c'est légitime de flouter la société afin qu'elle tienne ses promesses.

    Commettre un mal sous la contrainte peut dégager d'une certaine responsabilité, mais ça ne change rien au fait : on a été forcé de faire quelque chose de mal, qui reste mal, seulement ce n'est plus sa faute.

    Non parce qu'après avoir frappé le mendiant, il lui explique la situation et notre mendiant lui répond, avec un sourire : « Merci, c'est très bien ce que tu as fais, je suis très heureux que grâce à moi un enfant ait été sauvé d'une mort affreuse ».

    Le contexte est évidemment important, mais on ne peut pas non plus tout détailler sinon on y passerait des heures.

    Ouais, alors on simplifie le débat à deux, trois observations personnelles pour définir ce qu'est le bien ou le mal et affirmer ça comme vérité absolue. Y'a pas un type en Allemagne dans les années 20 ou 30 qu'a fait un peu ça ?

    "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell