Ca veut dire qu'on veut une integration cloud qui marche
GNOME possède bien GNOME Online Accounts, qui propose des accès à Google, ownCloud, Facebook, Flickr, Windows Live, Pocket, Microsoft Exchange... S'il y a du cloud dans le lot, j'imagine que ça doit pouvoir fonctionner. Néanmoins, j'ai lu que DropBox proposait un client pour Linux. Vu à quel point certains semblent attendre des clients pour tel ou tel service, ça me fait douter de leur ouverture (j'avoue ne pas m'y être attardé plus que ça), et a tendance à me conforter dans le fait que ça ne dépende pas entièrement de nous.
pouvoir brancher des ibidules et des androchoses, des winphones pour les plus tares
Android semble relativement standard et bien supporté. Pour iOS, on a dû y aller par rétro ingénierie. Ça semble fonctionner, mais voilà, ça ne dépend donc pas entièrement de nous.
on veut des sandbox
Docker semble être le nouveau projet à la mode. Apparemment, d'ici peu, ça sera intégré à systemd et GNOME. Allan Day a d'ailleurs écrit deux articles à ce sujet, ici et là.
des softs a jour qui ne dependent pas de la volonté des mainteneurs
J'imagine que ça arrivera dans la foulée du sandboxing suscité. Ça me rappel d'ailleurs une Geekscotte :)
On veut pouvoir faire tourner n'importe quelle carte graphique sans devoir écumer le web pour savoir si ca marchera avec sa machine a soi.
Ça ne dépend absolument pas de nous. Comme aujourd'hui, on continuera d'écrire nous-même des drivers à leur place, mais il n'y aura donc aucune garantie. Tant qu'on aura pas les bonnes parts de marché, il ne faudra pas en attendre beaucoup de leur part. Alors que finalement, s'ils avaient filé la doc et les spécifications aux développeurs qui en faisaient la demande, ça aurait déjà bien facilité les choses.
Il faut juste espérer, si jamais ils s'y mettent (et Intel prouve que c'est possible), qu'ils soient un certain nombre à jouer le jeu du libre, sinon on y perdra beaucoup plus que ce que l'on y gagnera. Drivers non maintenus dans le temps, aucune possibilité de corriger d'éventuels bugs, devoir se coltiner toutes les vieilles casseroles pour assurer la rétro-compatibilité, plutôt que d'aller de l'avant...
Profiter des accelerometres/capteur de luminosité
Que les applications et l'environnement de bureau en prennent compte, on est d'accord. Malheureusement, ce qui risque de coincer, ce sont les drivers. Et là encore, même chose que précédemment, ça ne dépend pas de nous.
jouer de la musique via wifi, brancher des écrans externes sans galerer avec xrandr.
Que je sache, c'est déjà possible avec PulseAudio et GNOME semble bien s'en sortir avec le multi-écrans.
Il faut donc bien faire la part des choses, entre les fonctionnalités proposées par le kernel et l'environnement de bureau, et tout ce qui concerne le matériel, les formats de fichiers et protocoles propriétaires... sur lesquels on a aucun contrôle. À moins que t'ai une solution miracle pour contraindre les fabricants et autres éditeurs tiers à plus d'ouverture ? :)
Et le souci, c'est qu'à vouloir se retrouver dans la même situation que Windows (drivers sur lesquels on a aucun contrôle, applications peut être à jour, mais généralement récupérées n'importe où, avec tout ce que cela implique, nouvel environnement de bureau que l'on t'impose, logiciel abandonné par son éditeur du jour au lendemain (voir le récent cas d'Aperture)...), on se retrouvera finalement avec une pâle copie.
Je préfère donc la vision de Matthew Garrett, qui a récemment donné une conférence à ce sujet lors du dernier GUADEC : « People don't need a better desktop, they need a different desktop ». À savoir, un environnement qui respecte l'utilisateur, sa vie privée, sa sécurité. Tout en étant ouvert. Ils y ont également parlé de sandboxing, de l'intégration du matériel (avec tous les nouveaux capteurs sur les portables).
Avec tout ça, à moins d'un revirement de la population, qui ouvrirait enfin les yeux, on ne risque pas de s'imposer. Mais comme ça nous aurait sans doute poussé à violer nos propres principes, ce n'est donc peut être pas plus mal.
[^] # Re: Linux Bureau ?
Posté par Okki (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Disruptive innovation comme y disent aux states. Évalué à 9.
GNOME possède bien GNOME Online Accounts, qui propose des accès à Google, ownCloud, Facebook, Flickr, Windows Live, Pocket, Microsoft Exchange... S'il y a du cloud dans le lot, j'imagine que ça doit pouvoir fonctionner. Néanmoins, j'ai lu que DropBox proposait un client pour Linux. Vu à quel point certains semblent attendre des clients pour tel ou tel service, ça me fait douter de leur ouverture (j'avoue ne pas m'y être attardé plus que ça), et a tendance à me conforter dans le fait que ça ne dépende pas entièrement de nous.
Android semble relativement standard et bien supporté. Pour iOS, on a dû y aller par rétro ingénierie. Ça semble fonctionner, mais voilà, ça ne dépend donc pas entièrement de nous.
Docker semble être le nouveau projet à la mode. Apparemment, d'ici peu, ça sera intégré à systemd et GNOME. Allan Day a d'ailleurs écrit deux articles à ce sujet, ici et là.
J'imagine que ça arrivera dans la foulée du sandboxing suscité. Ça me rappel d'ailleurs une Geekscotte :)
Ça ne dépend absolument pas de nous. Comme aujourd'hui, on continuera d'écrire nous-même des drivers à leur place, mais il n'y aura donc aucune garantie. Tant qu'on aura pas les bonnes parts de marché, il ne faudra pas en attendre beaucoup de leur part. Alors que finalement, s'ils avaient filé la doc et les spécifications aux développeurs qui en faisaient la demande, ça aurait déjà bien facilité les choses.
Il faut juste espérer, si jamais ils s'y mettent (et Intel prouve que c'est possible), qu'ils soient un certain nombre à jouer le jeu du libre, sinon on y perdra beaucoup plus que ce que l'on y gagnera. Drivers non maintenus dans le temps, aucune possibilité de corriger d'éventuels bugs, devoir se coltiner toutes les vieilles casseroles pour assurer la rétro-compatibilité, plutôt que d'aller de l'avant...
Que les applications et l'environnement de bureau en prennent compte, on est d'accord. Malheureusement, ce qui risque de coincer, ce sont les drivers. Et là encore, même chose que précédemment, ça ne dépend pas de nous.
Que je sache, c'est déjà possible avec PulseAudio et GNOME semble bien s'en sortir avec le multi-écrans.
Il faut donc bien faire la part des choses, entre les fonctionnalités proposées par le kernel et l'environnement de bureau, et tout ce qui concerne le matériel, les formats de fichiers et protocoles propriétaires... sur lesquels on a aucun contrôle. À moins que t'ai une solution miracle pour contraindre les fabricants et autres éditeurs tiers à plus d'ouverture ? :)
Et le souci, c'est qu'à vouloir se retrouver dans la même situation que Windows (drivers sur lesquels on a aucun contrôle, applications peut être à jour, mais généralement récupérées n'importe où, avec tout ce que cela implique, nouvel environnement de bureau que l'on t'impose, logiciel abandonné par son éditeur du jour au lendemain (voir le récent cas d'Aperture)...), on se retrouvera finalement avec une pâle copie.
Je préfère donc la vision de Matthew Garrett, qui a récemment donné une conférence à ce sujet lors du dernier GUADEC : « People don't need a better desktop, they need a different desktop ». À savoir, un environnement qui respecte l'utilisateur, sa vie privée, sa sécurité. Tout en étant ouvert. Ils y ont également parlé de sandboxing, de l'intégration du matériel (avec tous les nouveaux capteurs sur les portables).
Avec tout ça, à moins d'un revirement de la population, qui ouvrirait enfin les yeux, on ne risque pas de s'imposer. Mais comme ça nous aurait sans doute poussé à violer nos propres principes, ce n'est donc peut être pas plus mal.