L'édition collaborative correspond à un besoin existant et à l'heure actuelle
Tout comme il y a des fonctionnalités qui n'existent pas dans des logiciels proprios.
De nouveau, je ne comprends pas comment tu peux tirer une conclusion pareil sur base d'une fonctionnalité que tu ne retrouves pas.
D'autant plus que si LibreOffice avait cette fonctionnalité et pas MSWord, cette fonctionnalité ne serait pas vue comme fondamentale, vu que 95% des utilisateurs s'en passeraient (qu'ils utilisent MSWord ou LibreOffice).
C'est un de mes points importants: c'est le logiciel de référence qui te fait dire qu'il y a un besoin ou non.
Si le logiciel de référence est proprio (ce qui est logique vu l'historique), alors, il est normal de croire que le libre innove moins.
Paradoxalement, il y a aussi des gens qui disent à la fois "simplement copier est la preuve que le libre n'innove pas" et également "la suite LibreOffice n'offre pas de client email, donc, on voit qu'elle n'est pas au niveau" (la suite MS n'offre pas d'outil de dessin, mais ça, pas de problème). Bref, à la fois on ne peut pas copier et à la fois quand on copie pas, c'est que c'est moins bien.
simplement, ça arrive après windows
Tout les exemples que j'ai donné sont arrivés avant Windows.
À mon humble avis, il existe un phénomène simple qui explique ce que tu vois:
il y a autant d'innovations dans le libre que dans le proprio, mais il y a des mécanismes qui font que ces innovations passent inaperçues:
- les nouveaux utilisateurs veulent un comportement qui correspond à ce qu'ils connaissent et ne vont pas profiter des innovations.
- les logiciels libres forcent moins les utilisateurs, soit parce que les fonctionnalités sont optionnelles, soit parce que sinon, c'est soit forkés soit remplacés dans les distributions populaires par quelque chose d'autre (par exemple les bureaux alternatifs qui sont souvent remplacés par des configurations / alternatives conventionnelles).
- les innovations ne sont pas associées à un acteur et un OS (vu que les logiciels libres peuvent être facilement portés)
- les logiciels proprios sont majoritaires et sont la référence. Une fonctionnalité qui existe sur la référence est une innovation, une fonctionnalité qui existe ailleurs est une bonne idée, mais bon, voilà, on reste quand même sur la référence.
et pour donner envie de changer, il faut proposer quelque chose en plus a l'utilisateur, une fonctionnalité que le monde propriétaire n'a pas
Sauf que plein de gens ont fait ça. Il y a plein d'idées géniales dans KDE, par exemple. Ils ont aussi fait plein de vidéos pour présenter tout ça et se cassent le cul pour que ça ait l'air cool pour l'utilisateur.
Après, on trouvera les excuses qu'on veut pour dire qu'il y a un truc qui a été mal fait, pour se rassurer que son hypothèse de départ reste valide (pendant ce temps là, on a des succès qui ne satisfont pas ces critères rigoureux utilisés pour expliquer pourquoi ça n'a pas marché).
L'excuse "si l'utilisateur ne vient pas, c'est parce qu'on ne lui a pas donner une fonctionnalité géniale qu'il attendait" est selon moi un peu le premier truc auquel on pense quand on ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez.
Ça oublie des éléments qui n'ont aucune raison d'être moins importants (et qui pour moi sont justement bien plus importants et expliquent bien mieux la réalité).
Ce qui manque aussi, c'est l'explication du pourquoi le choix de la licence va soudainement rendre l'équipe de développement stupide. Une bonne idée reste une bonne idée. Pourquoi diable les développeurs de logiciels libres, alors qu'ils ont une organisation centrale et des objectifs très proches de ce que font les entreprises proprios (Redhat, Canonical, KDE Team, ..., qui ont tous des équipes de marketing / design / ... ce qui invalide l'excuse "ils n'ont pas conscience de ce que veut le grand public"), soudainement, font quelque chose de différent de ce qui est fait dans les entreprises proprio ?
Mes explications l'expliquent (car ce qui compte, c'est la référence, en général proprio, et l'innovation passe alors inaperçue, qu'on soit libre ou proprio).
[^] # Re: Les innovations du bureau sont forcément pas visibles
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Disruptive innovation comme y disent aux states. Évalué à 7.
Tout comme il y a des fonctionnalités qui n'existent pas dans des logiciels proprios.
De nouveau, je ne comprends pas comment tu peux tirer une conclusion pareil sur base d'une fonctionnalité que tu ne retrouves pas.
D'autant plus que si LibreOffice avait cette fonctionnalité et pas MSWord, cette fonctionnalité ne serait pas vue comme fondamentale, vu que 95% des utilisateurs s'en passeraient (qu'ils utilisent MSWord ou LibreOffice).
C'est un de mes points importants: c'est le logiciel de référence qui te fait dire qu'il y a un besoin ou non.
Si le logiciel de référence est proprio (ce qui est logique vu l'historique), alors, il est normal de croire que le libre innove moins.
Paradoxalement, il y a aussi des gens qui disent à la fois "simplement copier est la preuve que le libre n'innove pas" et également "la suite LibreOffice n'offre pas de client email, donc, on voit qu'elle n'est pas au niveau" (la suite MS n'offre pas d'outil de dessin, mais ça, pas de problème). Bref, à la fois on ne peut pas copier et à la fois quand on copie pas, c'est que c'est moins bien.
Tout les exemples que j'ai donné sont arrivés avant Windows.
À mon humble avis, il existe un phénomène simple qui explique ce que tu vois:
il y a autant d'innovations dans le libre que dans le proprio, mais il y a des mécanismes qui font que ces innovations passent inaperçues:
- les nouveaux utilisateurs veulent un comportement qui correspond à ce qu'ils connaissent et ne vont pas profiter des innovations.
- les logiciels libres forcent moins les utilisateurs, soit parce que les fonctionnalités sont optionnelles, soit parce que sinon, c'est soit forkés soit remplacés dans les distributions populaires par quelque chose d'autre (par exemple les bureaux alternatifs qui sont souvent remplacés par des configurations / alternatives conventionnelles).
- les innovations ne sont pas associées à un acteur et un OS (vu que les logiciels libres peuvent être facilement portés)
- les logiciels proprios sont majoritaires et sont la référence. Une fonctionnalité qui existe sur la référence est une innovation, une fonctionnalité qui existe ailleurs est une bonne idée, mais bon, voilà, on reste quand même sur la référence.
Sauf que plein de gens ont fait ça. Il y a plein d'idées géniales dans KDE, par exemple. Ils ont aussi fait plein de vidéos pour présenter tout ça et se cassent le cul pour que ça ait l'air cool pour l'utilisateur.
Après, on trouvera les excuses qu'on veut pour dire qu'il y a un truc qui a été mal fait, pour se rassurer que son hypothèse de départ reste valide (pendant ce temps là, on a des succès qui ne satisfont pas ces critères rigoureux utilisés pour expliquer pourquoi ça n'a pas marché).
L'excuse "si l'utilisateur ne vient pas, c'est parce qu'on ne lui a pas donner une fonctionnalité géniale qu'il attendait" est selon moi un peu le premier truc auquel on pense quand on ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez.
Ça oublie des éléments qui n'ont aucune raison d'être moins importants (et qui pour moi sont justement bien plus importants et expliquent bien mieux la réalité).
Ce qui manque aussi, c'est l'explication du pourquoi le choix de la licence va soudainement rendre l'équipe de développement stupide. Une bonne idée reste une bonne idée. Pourquoi diable les développeurs de logiciels libres, alors qu'ils ont une organisation centrale et des objectifs très proches de ce que font les entreprises proprios (Redhat, Canonical, KDE Team, ..., qui ont tous des équipes de marketing / design / ... ce qui invalide l'excuse "ils n'ont pas conscience de ce que veut le grand public"), soudainement, font quelque chose de différent de ce qui est fait dans les entreprises proprio ?
Mes explications l'expliquent (car ce qui compte, c'est la référence, en général proprio, et l'innovation passe alors inaperçue, qu'on soit libre ou proprio).