Sans avoir d'expérience particulière en crypto, le matériel n'est pas parfait et on a rarement accès aux données brutes.
L'ordinateur ou le matériel se contente d'échantillonner périodiquement une valeur analogique pour en faire une valeur numérique. Et on retrouve dans ses données finales pas mal de choses:
Dans le temps, le bruit généré par le secteur (à 50Hz) est tout à fait prévisible. Le bruit généré par tout autre équipement utilisant un signal périodique doit s'y retrouver: écran, bus de l'ordi, GSM, alimentation à découpage, disque dur... Dans le cas du son, on peut avoir une musique qui microscopiquement donne un signal très périodique et très prévisible.
Dans l'espace, la qualité du signal initial est souvent déformé; le micro n'a pas la même capacité à capter toute la gamme de fréquences, la webcam donne une qualité d'image souvent exécrable parce que la plage de mesure est très réduite.
Ensuite le matériel fait souvent une normalisation. Si toutes les mesures de signal se font entre 0% et 5% des valeurs possibles; pour avoir quelque chose d'intéressant, on va multiplier tout par 20, ce qui donnera des valeurs entre 0 et 100%. Parfois cette normalisation se fait partiellement ou totalement en analogique (et de façon plus ou moins réactive), ce qui revient à modifier la sensibilité; parfois elle est bêtement faite en numérique, ça coûte nettement moins cher; et au final on a une large plage de valeurs, mais en n'utilisant qu'une fraction des valeurs possibles. Le cas inverse existe également, on mesure le signal sur 10 ou 12 bits, et on réduit à 8 en sortie. Cette normalisation va faire disparaitre les petits signaux comme un petit bruit à coté d'un bruit fort.
[^] # Re: Le TRNG, moi aussi les bras m'en tombent
Posté par Sébastien Koechlin . En réponse à la dépêche Jericho Chat - Chiffrement incassable utilisant les masques jetables. Évalué à 4.
Sans avoir d'expérience particulière en crypto, le matériel n'est pas parfait et on a rarement accès aux données brutes.
L'ordinateur ou le matériel se contente d'échantillonner périodiquement une valeur analogique pour en faire une valeur numérique. Et on retrouve dans ses données finales pas mal de choses:
Dans le temps, le bruit généré par le secteur (à 50Hz) est tout à fait prévisible. Le bruit généré par tout autre équipement utilisant un signal périodique doit s'y retrouver: écran, bus de l'ordi, GSM, alimentation à découpage, disque dur... Dans le cas du son, on peut avoir une musique qui microscopiquement donne un signal très périodique et très prévisible.
Dans l'espace, la qualité du signal initial est souvent déformé; le micro n'a pas la même capacité à capter toute la gamme de fréquences, la webcam donne une qualité d'image souvent exécrable parce que la plage de mesure est très réduite.
Ensuite le matériel fait souvent une normalisation. Si toutes les mesures de signal se font entre 0% et 5% des valeurs possibles; pour avoir quelque chose d'intéressant, on va multiplier tout par 20, ce qui donnera des valeurs entre 0 et 100%. Parfois cette normalisation se fait partiellement ou totalement en analogique (et de façon plus ou moins réactive), ce qui revient à modifier la sensibilité; parfois elle est bêtement faite en numérique, ça coûte nettement moins cher; et au final on a une large plage de valeurs, mais en n'utilisant qu'une fraction des valeurs possibles. Le cas inverse existe également, on mesure le signal sur 10 ou 12 bits, et on réduit à 8 en sortie. Cette normalisation va faire disparaitre les petits signaux comme un petit bruit à coté d'un bruit fort.