Si je te suis bien, ce que les gens de la securite considerent comme "secure", ce seraient des architecture a micro-noyaux (comme patrick_g l'indique ci-dessous). N'est ce pas?
Maintenant, je blâme régulièrement les utilisateurs/clients (c'est a dire tout le monde, nous, moi) pour la qualité des productions de l'industrie informatique, mais cela s'applique aussi bien a la sécurité: les utilisateurs choisissent les logiciels sur leurs fonctionnalités puis le prix (le moins disant) avant les autres facteurs. Ils ne s’intéressent pas du tout aux facteurs tels que performance, qualité du produit ou sécurité lors de l'achat, mais lorsqu'il y a un problème, c'est un problème totalement inacceptable qui doit être résolu pour hier. Il ne semblent pas comprendre que leurs choix initiaux entraînent presqu'inévitablement le résultat final (bugs, performances horribles, failles béantes de sécurité).
Je ne dis pas que c'est facile.
Le succès de Linux s'explique par un processus de développement ouvert et une architecture modulaire ou l'on ne paye que pour ce que l'on utilise.
Le choix du langage C a attiré beaucoup de contributeurs car c'est un langage très répandu dans la programmation système. Ceci a permis a Linux de développer sa base de développeurs malgré les faiblesses criantes du langage. C'est un choix "social".
L'architecture modulaire a permis de limiter l'impact de fonctionnalités pour ceux qui ne les utilise, d’où la grande adaptabilité du noyau a des machines très différentes: super ordinateurs, PCs de bureau, smartphones, embarque, etc.
Le succès de Linux doit beaucoup a cette combinaison de facteurs.
Une architecture micro noyau rend le développement beaucoup plus difficile (algorithmes distribues, débogage infernal, etc.), et potentiellement désastreux pour les performances si l’implémentation n'est pas correcte. Certes la sécurité est accrue, mais dans notre monde actuel, la sécurité passe après les fonctionnalités, perfs, etc.
Utiliser des méthodes formelles rend le développement bien plus compliqué et limite la base des contributeurs. A nouveau cela réduit le succès des projets utilisant ce type de technologies.
La sécurité a un coût réel, et notre monde n'a jusque la pas considéré que le coût en valait la chandelle.
J’espère que cela changera aussi bien pour ton dada (la sécurité), que pour le mien (la qualité).
[^] # Re: Virtualisation par défaut
Posté par djano . En réponse à la dépêche Capsicum dans Linux : ça bouge !. Évalué à 8. Dernière modification le 05 août 2014 à 16:11.
Si je te suis bien, ce que les gens de la securite considerent comme "secure", ce seraient des architecture a micro-noyaux (comme patrick_g l'indique ci-dessous). N'est ce pas?
Maintenant, je blâme régulièrement les utilisateurs/clients (c'est a dire tout le monde, nous, moi) pour la qualité des productions de l'industrie informatique, mais cela s'applique aussi bien a la sécurité: les utilisateurs choisissent les logiciels sur leurs fonctionnalités puis le prix (le moins disant) avant les autres facteurs. Ils ne s’intéressent pas du tout aux facteurs tels que performance, qualité du produit ou sécurité lors de l'achat, mais lorsqu'il y a un problème, c'est un problème totalement inacceptable qui doit être résolu pour hier. Il ne semblent pas comprendre que leurs choix initiaux entraînent presqu'inévitablement le résultat final (bugs, performances horribles, failles béantes de sécurité).
Je ne dis pas que c'est facile.
Le succès de Linux s'explique par un processus de développement ouvert et une architecture modulaire ou l'on ne paye que pour ce que l'on utilise.
Le choix du langage C a attiré beaucoup de contributeurs car c'est un langage très répandu dans la programmation système. Ceci a permis a Linux de développer sa base de développeurs malgré les faiblesses criantes du langage. C'est un choix "social".
L'architecture modulaire a permis de limiter l'impact de fonctionnalités pour ceux qui ne les utilise, d’où la grande adaptabilité du noyau a des machines très différentes: super ordinateurs, PCs de bureau, smartphones, embarque, etc.
Le succès de Linux doit beaucoup a cette combinaison de facteurs.
Une architecture micro noyau rend le développement beaucoup plus difficile (algorithmes distribues, débogage infernal, etc.), et potentiellement désastreux pour les performances si l’implémentation n'est pas correcte. Certes la sécurité est accrue, mais dans notre monde actuel, la sécurité passe après les fonctionnalités, perfs, etc.
Utiliser des méthodes formelles rend le développement bien plus compliqué et limite la base des contributeurs. A nouveau cela réduit le succès des projets utilisant ce type de technologies.
La sécurité a un coût réel, et notre monde n'a jusque la pas considéré que le coût en valait la chandelle.
J’espère que cela changera aussi bien pour ton dada (la sécurité), que pour le mien (la qualité).