Concernant la configuration, FreeBSD ne fournit pas d'outils graphiques pour configurer le système (utilisateurs, réseau, etc.). La majorité de la configuration se fait dans /etc/rc.conf (un script shell « sourcé » par le système d'init, contenant un tas de variables pour, par exemple, indiquer quels services démarrer au boot ou comment configurer les interfaces réseau). Les services eux-mêmes se configurent comme l'auteur du logiciel l'entend.
Pour l'installation de logiciels tiers, et notamment d'un environnement de bureau, FreeBSD a depuis quelques mois un nouveau système de packages binaires qui permet d'installer un logiciel aussi simplement qu'on le fait sous les distributions Linux populaires. Par exemple, pkg install kde. Je dirais que le défaut majeur à l'heure actuelle est le choix des options de compilation par défaut de ces package, parfois décalé par rapport à une utilisation classique du logiciel. Par exemple, conky, compilé sans le support d'Xft pour avoir des polices de caractères lissées. Dans ce cas, il faut compiler le port soi-même (ce qui se fait bien) et remonter le problème sous forme de ticket dans Bugzilla.
Après, il existe des distributions de FreeBSD, telle que PC-BSD ou GhostBSD qui se veulent plus facile d'accès (comme Ubuntu par rapport à Debian). Elles fournissent des outils graphiques et une plus forte intégration des logiciels tiers.
Concernant mon expérience personnelle de FreeBSD sur poste de travail, il y a des choses qui marchent mieux, d'autres moins bien, par rapport à mes collègues sous Fedora, Ubuntu ou Debian. Une petite liste :
Le nerf de la guerre pour un poste de travail : la pile graphique et les environnements de bureau. Linux a clairement l'avantage. FreeBSD rattrape doucement son retard, mais la route est encore longue. Côté support du matériel, il y a le driver propriétaire pour NVIDIA (mais pas encore Nouveau) et les drivers libres Intel et Radeon. Pour les environnements de bureau, KDE 4.12.5 fonctionne bien, le packaging de GNOME 3 est toujours en développement (je ne sais pas pourquoi il n'est pas committé dans les ports...). Perso, j'utilise un tiling windowmanager, donc j'ai peu d'exigence de ce côté.
Les applications classiques sont les mêmes (Firefox, Thunderbird, Chromium, The GIMP, VLC, etc.). Il n'y a en général pas de retard particulier dans le suivi des versions.
Je galère beaucoup moins que mes collègues pour configurer le réseau (on utilise du 802.1X pour s'authentifier dessus).
FreeBSD semble bien mieux supporter l'utilisation massive de mémoire : ma machine tient bon, même avec 60% du swap utilisé, là où certains collègues n'ont plus accès à rien dès les premiers pourcents.
Je trouve que NFS marche mieux aussi (meilleure gestion du cache et des problèmes de connexion).
Le Wifi marche probablement mieux sous Linux (mais je fuis cette techno comme la peste de toute manière).
Si tu fais du développement Android, les outils ne sont disponibles que pour Linux.
J'espère être resté objectif :)
Voici deux séries d'articles écrites par des utilisateurs Linux qui ont testé FreeBSD :
[^] # Re: FreeBSD sur le poste de travail?
Posté par Jean-Sébastien Pédron . En réponse à la dépêche FreeBSD 9.3 sort des cartons. Évalué à 10.
Concernant la configuration, FreeBSD ne fournit pas d'outils graphiques pour configurer le système (utilisateurs, réseau, etc.). La majorité de la configuration se fait dans
/etc/rc.conf(un script shell « sourcé » par le système d'init, contenant un tas de variables pour, par exemple, indiquer quels services démarrer au boot ou comment configurer les interfaces réseau). Les services eux-mêmes se configurent comme l'auteur du logiciel l'entend.Pour l'installation de logiciels tiers, et notamment d'un environnement de bureau, FreeBSD a depuis quelques mois un nouveau système de packages binaires qui permet d'installer un logiciel aussi simplement qu'on le fait sous les distributions Linux populaires. Par exemple,
pkg install kde. Je dirais que le défaut majeur à l'heure actuelle est le choix des options de compilation par défaut de ces package, parfois décalé par rapport à une utilisation classique du logiciel. Par exemple, conky, compilé sans le support d'Xft pour avoir des polices de caractères lissées. Dans ce cas, il faut compiler le port soi-même (ce qui se fait bien) et remonter le problème sous forme de ticket dans Bugzilla.Tout ça est bien documenté dans le « Handbook ».
Après, il existe des distributions de FreeBSD, telle que PC-BSD ou GhostBSD qui se veulent plus facile d'accès (comme Ubuntu par rapport à Debian). Elles fournissent des outils graphiques et une plus forte intégration des logiciels tiers.
Concernant mon expérience personnelle de FreeBSD sur poste de travail, il y a des choses qui marchent mieux, d'autres moins bien, par rapport à mes collègues sous Fedora, Ubuntu ou Debian. Une petite liste :
J'espère être resté objectif :)
Voici deux séries d'articles écrites par des utilisateurs Linux qui ont testé FreeBSD :