Les US ne veulent pas la guerre. Ca va se tasser comme avec la Syrie.
Les USA ont beaucoup de tendances, mais les plus guerrières sont souvent près du pouvoir. L'exemple de la Syrie n'est pas anodin, c'est la position russe qui a sorti Obama d'une guerre potentiellement dangereuse pour lui. Il y a le problème humain et économique (on ne sait jamais combien de temps ça dure) et politique (l'opinion publique accepte moins au sortir de l'Irak).
Si la question est qui tombera le premier, Poutine ou le dollar, je ne suis pas sur que je miserais sur le dollar.
La Russie, héritière de l'aura militaire soviétique, n'est normalement pas un adversaire à traiter comme les autres. Comme c'est aussi le cas pour quelques autres pays avec une bonne puissance militaire et un gros stock de bombes (USA, Chine, Inde, GB, France...). Ces pays font normalement attention à ne pas se frotter trop frontalement. Sur les 6 cités, il y a deux groupes de trois : USA-UE vs BRICS. Et sur cette histoire, ils sont à 3 contre 1.
Le fait qu'un certain équilibre entre les deux forces de l'ancienne guerre froide soit rompu au moment ou les BRICS se groupent et que l'hégémonie du dollar est plus remise en question (dédollarisation) n'est certainement pas un hasard.
L'alignement de l'UE sur les USA me paraît malsain dans cette grosse histoire de double ingérence, c'est pour ça que j'ai essayé de soulever pas mal de questions et de faits sur ce thread. Il manque la troisième voix qui calme le jeu et qui essaye de désarmer, d'arrêter la guerre civile (comme pour Israël).
Vladimir Putin is no hero, but he has, nevertheless, provided a way for President Obama to sidestep a string of bad options for dealing with Bashar Assad and the Syrian government’s despicable use of chemical weapons against its own citizens. By offering to broker a deal that would put Syria’s chemical arsenal under control of international inspectors, the Russian president has forestalled a looming conflict and created a rare opportunity for international cooperation.
[...]
These goals are not out of line with American interests. As abhorrent as the Assad government is, there is a strong possibility that its successor could be worse. A precipitous change in the Syrian power equation might only benefit Al Qaeda. Keeping chemical weapons in check is the No. 1 stated justification for the proposed strike, so a scheme to take Syria’s weapons off the table is a huge plus, even if it helps Assad in the short run. And having the Russians play a constructive role, for once, is good for everyone. Perhaps they’d start doing it more often.
International relations is not a game of winner take all. There are moments when smart leaders can craft agreements that benefit both sides. Ronald Reagan and Mikhail Gorbachev proved that in the 1980s. Perhaps Obama and Putin can prove it now.
(intro et conclusion)
et cette autre phrase qui doit résumer mon opinion sur le président russe : On a vu pire, essayons de faire avec, et avancer. C'est au peuple russe de LE juger. Je les laisse gérer leur paille, je regarde si j'ai une poutre.
Putin is hardly the worst person an American president ever had to work with.
[^] # Re: Crises cubaine et ukrainienne, de 1962 à 2014, par Vincent Touze
Posté par SQP . En réponse au journal [HS] Géopolitique : la blague du jour. Évalué à 2. Dernière modification le 02 août 2014 à 17:06.
Les USA ont beaucoup de tendances, mais les plus guerrières sont souvent près du pouvoir. L'exemple de la Syrie n'est pas anodin, c'est la position russe qui a sorti Obama d'une guerre potentiellement dangereuse pour lui. Il y a le problème humain et économique (on ne sait jamais combien de temps ça dure) et politique (l'opinion publique accepte moins au sortir de l'Irak).
Si la question est qui tombera le premier, Poutine ou le dollar, je ne suis pas sur que je miserais sur le dollar.
La Russie, héritière de l'aura militaire soviétique, n'est normalement pas un adversaire à traiter comme les autres. Comme c'est aussi le cas pour quelques autres pays avec une bonne puissance militaire et un gros stock de bombes (USA, Chine, Inde, GB, France...). Ces pays font normalement attention à ne pas se frotter trop frontalement. Sur les 6 cités, il y a deux groupes de trois : USA-UE vs BRICS. Et sur cette histoire, ils sont à 3 contre 1.
Le fait qu'un certain équilibre entre les deux forces de l'ancienne guerre froide soit rompu au moment ou les BRICS se groupent et que l'hégémonie du dollar est plus remise en question (dédollarisation) n'est certainement pas un hasard.
L'alignement de l'UE sur les USA me paraît malsain dans cette grosse histoire de double ingérence, c'est pour ça que j'ai essayé de soulever pas mal de questions et de faits sur ce thread. Il manque la troisième voix qui calme le jeu et qui essaye de désarmer, d'arrêter la guerre civile (comme pour Israël).
12 09 2013 - LA Times - Putin's chemical weapons scheme could save Obama from Syrian mess
(intro et conclusion)
et cette autre phrase qui doit résumer mon opinion sur le président russe : On a vu pire, essayons de faire avec, et avancer. C'est au peuple russe de LE juger. Je les laisse gérer leur paille, je regarde si j'ai une poutre.