• # PS français = duplicité structurelle

    Posté par . En réponse au journal Internet: projet de loi « sur le terrorisme ». Évalué à 10.

    Hier l'Assemblée nationale a adoptée le "PROJET DE LOI renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme", adopté par ceux-là même qui avait criés au scandale quand le gouvernement Villepin avait voté la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme ou encore la LOI n° 2011-267 du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure

    Ah oui mais c'est pas pareil, tu comprends, hier le PS était vent debout contre un projet de loi anti-terroriste mauvais, là il vote un projet de loi anti-terroriste bon.

    C'est quoi la différence me diriez vous ?

    Et bien très exactement la même qu'entre le bon hardrock et le mauvais hardrock.

    Un autre exemple très bien décortiqué dans cet article :
    http://politeeks.info/duplicite_S01E01

    Le PS était vent debout hier contre les mauvais UMP qui voulaient moderniser l'économie en supprimant les seuils qui font que les entreprises doivent avoir un des délégués du personnel, un CHST, comité d'entreprise, ... Politeeks, c'est assez délicieux, a retrouvé le communiqué de presse cinglant de l'époque. Et un beau discours à l'assemblée nationale. Et l'extrait du programme de François Hollande qui reprend le combat.

    Oui mais là, en 2014, François Rebsamen, un ministre très proche de Hollande, propose une expérience: suspendre les seuils sociaux pendant 3 ans et donc suspendre pendant 3 ans l’obligation d’avoir des délégués du personnel et au delà de 50 salariés, un comité d’entreprise.
    Mais là c'est pas pareil tu vois, c'est un bon projet de modernisation de l'économie.

    Est-ce très étonnant de la part d'un parti dont le fondateur avait fait sien le principe du cardinal de Retz ?

    On ne sort de l'ambiguité qu'à ses dépens

    30 ans à suivre scrupuleusement ce principe, et il ne reste plus qu'à verser des larmes de crocodiles sur le niveau d'abstention et la défiance généralisée.